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dimanche 8 novembre 2009 - 07h:24
Lakhdar Brahimi - Al-Ahram/hebdo
Al-ahram hebdo : Vous étiez l’envoyé spécial des Nations-Unies dans plusieurs conflits du monde, dont ceux de l’Iraq (janvier-juin 2004) et de l’Afghanistan (juillet 1997-octobre 1999). Quelles leçons tirez-vous de cette vaste expérience dans la résolution de conflits, tel celui entre Palestiniens et Israéliens ?
Lakhdar Brahimi : La première leçon que l’on apprend lorsque nous avons affaire à des
conflits c’est qu’il n’y a pas deux situations que l’on peut comparer ou résoudre de la même manière. Donc, il n’y a pas de formule qu’on ait pu utiliser quelque part et qu’on pourra répéter
ailleurs. Chaque nouvelle situation demande que l’on s’y adapte. Il y a parfois des éléments de ressemblance, mais la question fondamentale est que les situations sont toujours différentes les
unes des autres, et donc, on ne peut pas les comparer. Dans le cas spécifique du conflit israélo-palestinien, la question la plus difficile c’est que les rapports de force ne changent jamais.
En Afghanistan, par exemple, on voit par moments que les talibans deviennent de plus en plus forts, même face aux forces américaines et celles de l’Otan. Mais dans le cas des Palestiniens, cela
ne se passe pas de cette manière. La situation de conflit dans ce cas ne coûte pas beaucoup aux Israéliens, et cela fait qu’ils ne se sentent pas pressés de le résoudre.
- Y a-t-il un moyen de changer cet équilibre de forces ?
Il est vrai que la majorité des Israéliens se sentent très à l’aise dans
cette situation. Mais il y a quand même une minorité d’Israéliens très inquiète et qui pense que la paix est dans leur propre intérêt, surtout à long terme. Mais en même temps, il faut
renforcer le côté palestinien, et pour cela, il faut qu’il y ait de l’unité dans les rangs palestiniens. De plus, je dis toujours que les Arabes semblent, depuis longtemps, avoir abandonné les
Palestiniens. Il est temps qu’ils raffermissent leur attitude vis-à-vis d’Israël.
- Vous étiez aussi l’émissaire du secrétaire général de l’Onu en Afrique du Sud à la veille de la fin du régime de ségrégation raciale et l’accession de la majorité noire au pouvoir en 1994. Quelles sont les différences entre le cas sud-africain et celui des Palestiniens dans les territoires occupés ?
En Afrique du Sud, il y avait une résistance armée, mais il y avait aussi
un soutien international très important que l’on ne voit pas tellement dans le cas de la Palestine. Le support que les pays africains apportaient alors à l’ANC (Congrès national africain) était
beaucoup plus fort et important que celui que les pays arabes accordent aux Palestiniens. L’ANC était à 100 % soutenu par la totalité des pays de l’Afrique. Aussi dans le cas de l’Afrique du
Sud, il n’y avait pas de luttes internes comme on le voit aujourd’hui chez les Palestiniens.
- L’une des raisons qui fait que l’Etat hébreu refuse toute solution à son conflit avec les Palestiniens est qu’il se sent invincible, étant donné sa détention de l’arme nucléaire. Une situation qui crée des émules puisque l’Iran semble, lui aussi, chercher la possession de l’arme atomique. Que pensez-vous de l’effet de cette course à l’armement nucléaire dans la région ?
Je pense que cette région doit être dépourvue de l’arme nucléaire. Il
faudrait peut-être organiser une conférence internationale où Israël et l’Iran participeraient et accepteraient de dénucléariser la région. Si cela ne se passe pas, l’Iran va essayer d’avoir
l’arme nucléaire et tout autre Etat arabe essayera de faire la même chose. Mais de toute manière, s’agissant de la question du nucléaire, il y a actuellement un mouvement qui est en faveur du
désarmement nucléaire. Il devra y avoir une conférence sur cette question à la fin de cette année ou au début de l’année prochaine. Il y a un très grand intérêt autour de cette question et une
pression palpable aux Etats-Unis pour le désarmement nucléaire.
- Et comment ce courant en faveur d’une dénucléarisation va-t-il se répercuter sur les pays qui ont déjà l’arme nucléaire, comme Israël, l’Inde ou le Pakistan ?
Il ne s’agit pas de faire une révolution, mais c’est quand même
significatif que, pour la première fois, il y a eu une résolution internationale de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) qui demande à Israël, par exemple, de se soumettre au
contrôle de l’AIEA.
- Pensez-vous que l’Iran cherche à se doter de l’arme nucléaire et que son programme civil cache d’autres intentions plus belliqueuses ?
Les Iraniens disent qu’ils ne sont pas intéressés à la bombe. Ce qu’ils
font est certainement légal, tout à fait autorisé par l’AIEA. S’ils cachent quelque chose ou s’ils ont des intentions pour plus tard, on n’en sait rien. Mais pour le moment, ce qu’ils font est
légal.
- Où en est-on de la réforme tant attendue des Nations-Unies ?
Le mouvement de réforme des Nations-Unies, c’est comme un cheval de mer.
Quelque chose dont on parle tout le temps. Cela a commencé avec l’ancien secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, continué avec Kofi Annan et se poursuit maintenant avec Ban ki-Moon. Dans
cette question, il y a deux choses. D’abord, il y a l’aspect facile qui intéresse même les grandes puissances : la réforme administrative. Il s’agit par exemple de la diminution du
personnel et des dépenses. On nous disait à un moment qu’il ne fallait pas, par exemple, imprimer sur le papier. Si on souhaitait le faire, il fallait sortit à l’extérieur. C’est ce que
j’appelle les réformes pour amuser la galerie.
Mais il y a les réformes fondamentales, qui concernent notamment le Conseil de sécurité. Tout le monde est maintenant d’accord que celui-ci a été dépassé par les événements. Il a été constitué en 1945, après la deuxième guerre mondiale. Le monde a changé depuis, pas le Conseil de sécurité. Jusqu’à présent, les efforts pour élargir le Conseil de sécurité ont été un échec. Il est vrai qu’ils continuent encore, mais je n’ai pas l’impression qu’on soit proche d’une solution ou d’un changement. Le Conseil de sécurité ne reflète plus du tout la réalité du monde d’aujourd’hui qui possède de nouvelles dimensions, avec l’émergence de nouveaux pôles régionaux.
Etant donné cette incapacité à réformer le Conseil de sécurité, l’on parle de plus en plus aujourd’hui de créer de nouveaux organismes, comme celui du G20 dans le domaine économique. Mais cela ne va pas remplacer le manque existant au Conseil de sécurité, car les questions de paix et de sécurité ne peuvent pas être données au G20.
- Pourquoi ?
Parce que la charte des Nations-Unies dit que c’est au Conseil de sécurité
de traiter ces questions. Pour charger le G20 des questions de la paix et de sécurité, il faut changer la charte. Et les cinq pays permanents, qui ont une position clef, et en particulier le
droit de veto, ne vont pas accepter la réforme de la charte. Ce qu’on est en train d’essayer de faire c’est changer la charte pour que la composition du Conseil de sécurité soit modifiée, mais
on n’arrive pas à se mettre d’accord sur cela. Et il sera encore plus difficile de se mettre d’accord sur la création d’un organisme qui dépossédera le Conseil de sécurité actuel de ses
prérogatives. Là, il y a deux problèmes. Le premier c’est le P5, les cinq pays permanents qui sont très contents et très heureux de cette situation et ne veulent pas qu’elle change. Mais il y a
malheureusement aussi le désaccord entre les pays du Sud. Les pays de l’Amérique latine ne sont pas d’accord pour que le Brésil les représente, les pays africains ne sont pas d’accord pour que
l’Afrique du Sud ou le Nigeria les représente. Pour les pays asiatiques, il y a des pays qui s’opposent à la candidature de l’Inde. Même en Europe, il y a des divergences terribles. L’Italie a
combattu ouvertement pour que l’Allemagne ne devienne pas membre permanent du Conseil de sécurité. Il y a aussi des gens qui disent que l’Union européenne a déjà deux pays membres du Conseil de
sécurité et qu’il ne faut pas en rajouter un troisième, etc.
- Le monde arabe devrait-il avoir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu ?
Je pense que le monde arabe est trop affaibli pour pouvoir prétendre à un
siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu. La coopération entre les pays arabes est tellement faible que l’on parle beaucoup plus aujourd’hui d’une représentation islamique, pas d’une
représentation arabe. Alors, nous avons l’Iran qui a annoncé publiquement qu’il voulait un siège au Conseil de sécurité. Et il y a aussi l’Indonésie, ils n’ont rien dit, mais il y a des gens
qui disent que l’Indonésie est le pays musulman le plus peuplé du monde. On parle donc d’une représentation de ce pays. Je regrette de dire que, pour le moment, on ne parle pas beaucoup d’une
représentation arabe.
Propos recueillis par Randa Achmawi
Une république d’idiots
L’Empire du Mal
Par Paul Craig Roberts
article original : "The Evil Empire"
CounterPunch, 8 novembre 2009
Le gouvernement des Etats-Unis est désormais si totalement sous la coupe des groupes d’intérêts organisés que « notre » gouvernement ne peut plus répondre aux préoccupations du peuple américain qui élit le président et les membres de la Chambre [des Représentants] et du Sénat. Les électeurs déchargeront leurs frustrations d’impuissance sur le président, ce qui implique dans le futur des présidents à mandat unique. Bientôt, nos présidents seront aussi inefficaces que les empereurs romains dans les derniers jours de leur empire.
Obama est déjà sur la voie d’une présidence à un seul mandat. Il a promis le changement, mais il n’en a fait aucun. Son projet de loi sur la santé est pris en otage
par les compagnies d’assurance privées qui sont en quête de plus gros profits. L’issue la plus probable sera des réductions dans l’assistance médicale aux personnes âgées et aux plus démunis,
afin de financer les guerres qui enrichissent le complexe militaro-industriel et les nombreuses entreprises créées en privatisant les services que l’armée se fournissait à elle-même à moindre
coût. Il serait intéressant de connaître le pourcentage des 700 milliards de dollars et plus de la dépense pour la « défense » qui va aux entreprises privées. Dans le « capitalisme » américain,
un montant incroyable des revenus des contribuables va aux sociétés privées en passant par le gouvernement. Pourtant, les Républicains crient à la « socialisation » du système de santé.
Les Républicains et les Démocrates ont vu l’occasion de créer de nouvelles sources de financement des campagnes électorales en privatisant autant de fonctions militaires que possible. Il y a
désormais un grand nombre d’entreprises privées qui n’ont jamais fait un dollar en passant par le marché, s’abreuvant à la place directement au robinet public qui dépouille les contribuables de
leurs dollars tous en bourrant les Américains d’obligations liées au service de la dette.
Obama avait hérité d’une occasion excellente de ramener les soldats américains à la maison des guerres illégales d’agression du régime de Bush. Dans ses derniers jours, le régime de Bush avait
réalisé qu’il pouvait « gagner » en Irak en faisant embaucher par l’Armée des Etats-Unis les insurgés sunnites. Une fois que Bush eut 80.000 insurgés salariés de l’armée US, la violence, bien que
toujours élevée, chuta de moitié. Tout ce que Obama avait à faire était de déclarer victoire et ramener nos gars à la maison, en remerciant Bush d’avoir gagné la guerre. Cela aurait cloué le bec
aux Républicains.
Mais ce cours des choses intelligent aurait diminué les profits et le cours des actions de ces entreprises qui font partie du complexe militaro-industriel. Au lieu de faire ce qu’il avait promis
de faire et ce pour quoi les électeurs l’avaient élu, Obama a donc redémarré la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan. Bientôt, Obama allait reprendre à son compte les
menaces de Bush et de Cheney d’attaquer l’Iran.
A la place de la protection médicale pour les Américains, il y aura plus de profits pour les compagnies d’assurance privées.
A la place de la paix, il y aura plus de guerre.
Les électeurs comprennent déjà que la catastrophe est imminente et se détachent d’Obama et des Démocrates. Les indépendants qui ont donné à Obama sa confortable victoire sont maintenant passés
contre lui, faisant élire dernièrement deux gouverneurs républicains, l’un au New Jersey et l’autre en Virginie, pour succéder à deux Démocrates. C’est un vote de protestation, pas un vote de
confiance pour les Républicains.
La crédibilité d’Obama est réduite à néant. Comme l’est celle du Congrès, à supposer qu’il en ait jamais eu une. La Chambre des Représentants vient juste de voter pour montrer au monde entier
qu’elle n’est rien d’autre que servile et vénale et qu’elle est le pantin du Lobby d’Israël. La Chambre des Représentants de la « superpuissance » américaine a exécuté les ordres de son maître,
l’AIPAC, et a voté à 344 voix contre 36 pour condamner le Rapport Goldstone.
Au cas où vous ne le sauriez pas, le Rapport Goldstone est le rapport de la mission d’enquête des Nations-Unies sur le conflit à Gaza. Le « conflit de Gaza » est l’attaque militaire israélienne
contre le ghetto de Gaza, où vivent 1,5 millions de palestiniens dépossédés, dont les terres, les villages et les maisons ont été volés par Israël. Cette attaque a été menée contre des civils et
des infrastructures civiles. Elle était sans aucun doute un crime de guerre selon les normes de Nuremberg, que les Etats-Unis ont établies afin d’exécuter les Nazis.
Goldstone est non seulement un éminent juriste juif qui a consacré sa vie à amener les gens à rendre des comptes pour leurs crimes contre l’humanité, mais il est également sioniste. Cependant,
les Israéliens l’ont diabolisé en tant que « Juif qui a la haine de lui-même », parce qu’il a écrit la vérité au lieu de la propagande israélienne.
Le Député américain, Dennis Kucinich, dont le nom est à présent sans aucun doute écrit en rouge sur la liste d’extermination politique de l’AIPAC, a demandé à la Chambre si ses membres
réalisaient la honte que le vote condamnant le Rapport Goldstone ferait retomber sur la Chambre et le gouvernement américain. Le reste du monde, sans exception, accepte le rapport Goldstone.
La Chambre a répondu avec son vote irrationnel que le reste du monde ne compte pas, puisqu’il ne verse pas de contributions aux campagnes électorales des membres du Congrès.
Cet acte honteux et servile de la « plus grande démocratie au monde » a eu lieu la semaine même où un tribunal italien a condamné 23 agents américains de la CIA pour avoir kidnappé une personne
en Italie. Ces agents de la CIA sont à présent considérés comme des « fugitifs de la justice » en Italie, et c’est ce qu’ils sont vraiment.
La personne qu’ils ont enlevée a été remise à l’état fantoche américain d’Egypte, où la victime a été détenue pendant des années et régulièrement torturée. Les charges qui pesaient contre lui
étaient tellement minces que même un juge égyptien a ordonné sa libération.
L’un des agents de la CIA reconnus coupables, Sabrina de Sousa, une jeune femme séduisante, déclare que les Etats-Unis ont violé la loi en kidnappant une personne et en l’envoyant dans un autre
pays pour y être torturé, dans l’objectif de fabriquer un autre « terroriste », afin d’entretenir le bobard sur le terrorisme aux Etats-Unis. Sans le bobard terroriste, les guerres de l’Amérique
pour des raisons d’intérêts spéciaux deviendraient transparentes, même pour les accros aux « Infos » de la Fox.
Mme de Sousa dit que « tout ce qu’elle a fait avait reçu l’approbation de Washington », pourtant le gouvernement, qui nous admoneste continuellement pour « soutenir les troupes », n’a rien fait
pour la protéger lorsqu’elle a appliqué les ordres illégaux du régime de Bush.
Il est clair que cela signifie que le crime ordonné par Bush, Cheney, le Pentagone et la CIA est trop abominable et inadmissible pour être justifié, même par les mémos du méprisable John Yoo [1]
et de la Société Fédéraliste Républicaine.
Mme de Sousa s’inquiète manifestement de sa propre personne. Mais, quelle est sa préoccupation pour la personne innocente qu’elle a envoyée vers un enfer égyptien afin d’y être torturée à mort,
sauf à admettre sa qualité de terroriste ? Les remords exprimés par de Sousa sont seulement pour elle-même. Elle a obéi aux ordres de son gouvernement diabolique et le gouvernement diabolique
qu’elle a si loyalement servi lui a tourné le dos. Elle n’a aucun remord pour le mal qu’elle a commis contre une personne innocente.
Peut-être de Sousa et ses 22 collègues ont-ils grandi en jouant à des jeux vidéo. C’était super de comploter pour kidnapper une personne réelle et l’envoyer en Egypte par un vol de la CIA.
Etait-ce comme un pêcheur qui attrape un poisson ou un chasseur de cerf qui tue un superbe mâle ? Ils ont manifestement pris leur pied aux dépens de leur victime.
Les attendus de la cour italienne, et il faut garder en tête que l’Italie est un état fantoche acheté par les Etats-Unis, indiquent que même les pantins que nous achetons trouvent que les
Etats-Unis sont trop difficiles à encaisser.
Si l’on regarde vers la partie immergée de l’iceberg, on a l’ambassadeur Craig Murray, recteur de l’Université de Dundee et, jusqu’en 2004, ambassadeur britannique en Ouzbékistan, qu’il dépeint
comme un Etat stalinien totalitaire, courtisé et soutenu par les Américains.
En tant qu’ambassadeur, Murray a vu les rapports secrets du MI5 transmis par la CIA qui décrivaient les procédures les plus horribles de torture. « Des personnes étaient violées avec des tessons
de bouteilles, des enfants étaient torturés devant leurs parents jusqu’à ce qu’ils [les parents] signent une confession, des gens étaient bouillis vivants. »
Les « renseignements » sur ces sessions de torture ont été passés par la CIA au MI5 et à Washington, comme preuve de la vaste conspiration d’al-Qaïda.
L’ambassadeur Murray rapporte que les personnes livrées par des vols de la CIA à des centres de torture ouzbeks « devaient confesser leur appartenance à al-Qaïda. On les obligeait à avouer qu’ils
avaient été dans des camps d’entraînement en Afghanistan. On les obligeait à avouer qu’ils avaient rencontré Oussama ben Laden en personne. Et les renseignements de la CIA reprenaient constamment
ces thèmes. »
« J’étais complètement abasourdi », déclare l’ambassadeur britannique, qui pensait servir un pays vertueux qui, en compagnie de son allié américain, avait de l’intégrité morale. Le formidable
bastion anglo-américain de la démocratie et des droits de l’homme, les foyers de la Magna Carta et de la Constitution des Etats-Unis, les formidables démocraties morales qui avaient vaincu le
nazisme et qui s’étaient dressées contre les goulags de Staline, étaient prêtes à commettre n’importe quel crime pour maximiser leurs profits.
L’ambassadeur Murray en a trop appris et il a été viré quand il a tout vomi. Il a vu les documents qui prouvaient que la motivation de l’agression militaire des Etats-Unis et de l’Angleterre en
Afghanistan était en rapport avec les gisements de gaz naturel en Ouzbékistan et au Turkménistan. Les Américains voulaient un pipeline qui contourne la Russie et l’Iran et qui traverse
l’Afghanistan. Pour s’en assurer, une invasion était nécessaire. On pouvait dire au public américain imbécile que l’invasion était nécessaire à cause du 11/9 et pour les sauver du « terrorisme »,
et ces triples idiots ont cru ce mensonge.
« Si l’on regarde le déploiement des forces étasuniennes en Afghanistan, comparé à celui des forces de l’Otan, on voit sans aucun doute que les forces américaines sont positionnées pour garder
l’itinéraire du pipeline. Il ne s’agit que de ça. C’est une question d’argent et d’énergie, ce n’est pas pour la démocratie. »
Devinez qui était le consultant qui a arrangé avec le gouverneur du Texas George W. Bush les accords donnant à Enron les droits sur les gisements de gaz naturel en Ouzbékistan et au Turkménistan
et attribuant à Unocal [2] le développement du pipeline trans-afghan ? C’était Karzaï, le président imposé par les Etats-Unis à l’Afghanistan, qui n’a aucun soutien dans son pays, à part les
baïonnettes américaines.
L’ambassadeur Murray a été viré des Affaires Etrangères britanniques à cause de ses révélations. Il ne fait aucun doute que notre pantin anglais avait reçu ses ordres de Washington.
Paul Craig Roberts a été sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan.
Ban to send Goldstone to UNSC 'ASAP'
NEW YORK - Secretary-General Ban Ki-moon said on Friday he will send the Goldstone Report, which calls for Israel and the Palestinians to investigate alleged war crimes during Operation Cast Lead in Gaza to the UN Security Council "as soon as possible."
The 15 council members have already received copies of the 575-page report, by the panel chaired by South African Judge Richard Goldstone. The General Assembly, in a resolution adopted Thursday, asked the secretary-general to transmit it, which will make the report an official Security Council document.
It's possible the Goldstone Report could come before the Security Council on Wednesday, during its open debate on the protection of civilians in armed conflict.
Following a two-day debate in the UN General Assembly, 114 countries voted for the resolution and 18 voted against it, including Israel, the US, Germany, the Netherlands, Canada, Australia and several Eastern European nations. Another 44 abstained, including most of the EU countries that had sought unsuccessfully to soften the resolution's language prior to the vote.
Switzerland was the only European country to endorse the report. Russia, which does not often side with Israel in these matters, abstained.
In anticipation of defeat on Thursday, Israel had focused its energies on a "moral victory" and had called on democratic and Western countries to reject the report, which it said undermined the right of moderate countries to defend themselves against terrorism.
"We are satisfied that 18 countries, which constitute a moral majority, supported Israel's stance and that 44 abstained and did not vote with the automatic majority," Foreign Minister Avigdor Lieberman told the media on Friday.
"It's not a trivial thing that 18 countries, including those from the Western, democratic world, would vote against the resolution," he said.
"The automatic majority of countries like Saudi Arabia and Somalia at the UN is, unfortunately, a given situation. These are not countries which will teach us about morals. Once again it has been proven that the UN is not an arena we can fight in," Lieberman said.
"The results of the vote, and the large number of countries who voted against or abstained, clearly show that the assembly's resolution does not enjoy the support of the moral majority," the Foreign Ministry in Jerusalem said, in a statement after the vote. The statement stressed that the resolution had no connection to "the reality Israel faces."
"During Operation Cast Lead the IDF exhibited higher standards of combat and morals than those held by the all the initiators of the resolution," the statement continued. "Israel will continue to act to defend itself from international terrorism, as any democratic country would."
Palestinians are pushing the Security Council to refer the report to the International Criminal Court at The Hague in hopes that it would then prosecute individual Israelis of war crimes.
The Security Council, however, is highly unlikely to take any action. The United States, which has veto power on the council, has repeatedly said the report belonged in the Geneva-based Human Rights Council, which appointed the Goldstone panel.
Diplomats said Russia, which also has veto power on the council, does not want the Security Council dealing with human rights issues.
State Department spokesman Ian Kelly told reporters in Washington on Friday, "We don't support raising this issue in the Security Council. We are committed to the resumption of talks between the two sides, and we do not want to take any steps that would, in any way, jeopardize the resumption of those talks. We also believe that these kinds of issues are best raised and best dealt with through domestic institutions. And we call on Israel to set up the kind of mechanisms to investigate these - some of these allegations."
Riyad Mansour, the Palestinian UN observer, called Thursday's General Assembly's endorsement of the report, "an important night in the history of the General Assembly and the history of fighting against impunity and seeking accountability."
The General Assembly resolution also called on Switzerland to reconvene a meeting of the parties to the Fourth Geneva Convention, which spells out the obligations of an occupying power, and Mansour said the Palestinians will start preparing for this.
Israeli Ambassador Gabriela Shalev boycotted Thursday's vote, sending Deputy Representative Danny Carmon in her place.
Carmon said the resolution "endorses and legitimizes a deeply flawed, one-sided and prejudiced report."
He said the General Assembly ignores facts on the ground related to Israel's security, and cited the recent interception of a large arms shipment from Iran destined for Hizbullah.
Indeed, prior to Thursday's vote, Israel filed a letter of complaint with Ban, urging him to press the Security Council to act against Iran.
The dispatch by Iran of 36 shipping containers of weapons on the cargo vessel Francop violates several Security Council resolutions, namely 1747, 1701 and 1373, Shalev wrote in the letter.
"The aforementioned shipment from Iran to Syria, or to any other country or entity, in particular to any terrorist entity, constitutes a severe violation of this and other resolutions," she wrote.
Listing other violations, Shalev implicated Iran's national shipping company, saying it has "repeatedly" been "found to be involved in transporting weapons and other banned items in violation of UN Security Council resolutions."
Following the Goldstone vote, which US Ambassador Susan Rice did not attend, the US mission circulated an "explanation of vote" by Deputy Permanent Representative Alejandro Wolff, who voted in Rice's place.
"As the United States made clear in Geneva, we believe that the Goldstone Report is deeply flawed," Wolff said, citing an unbalanced focus on Israel, sweeping legal conclusions and overreaching recommendations, and a failure to adequately assign responsibility to Hamas for basing its operations in civilian-populated areas.
He stressed that the matter should be handled at the UN Human Rights Council in Geneva alone, saying discussion in the Security Council would be "unconstructive."
Stating that the US "strongly supports accountability" for human rights and humanitarian law violations, Wolff said the best way to end human suffering is to bring comprehensive peace to the region, including a two-state solution.
"As we urge the parties to restart permanent-status negotiations leading to the creation of a Palestinian state, we should all be seeking to advance the cause of peace - and doing nothing to hinder it," he said.
The UN resolution was passed two days after the US House of Representatives passed a non-binding resolution calling the Goldstone Report "irredeemably biased and unworthy of further consideration or legitimacy."
US Jewish groups - from B'nai B'rith to the American Jewish Committee to the Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations - criticized the UN vote.
"In the event that this matter is referred to the UN Security Council," said AJC Executive Director David Harris, "we urge member states to dismiss the recommendations of the Goldstone Commission, which was grossly prejudiced against Israel from its inception."
On Monday, Lieberman and Deputy Foreign Minister Danny Ayalon will head to Denmark and the Netherlands where they will speak with European and Israeli diplomats about both the Goldstone Report and the shipment of Iranian arms which Israel confiscated last week. Israel has argued that the UN should condemn Iran's actions rather than Israel's. Lieberman plans to thank the Netherlands for its stance on the Goldstone Report.
The two officials will also discuss an upgrade of European Union relations with Israel.
In related news, the Anti-Defamation League said the Goldstone Report has become "a cause célèbre in the Arab press," which has published anti-Israel cartoons in response to the document.
Among the examples cited by the ADL is a cartoon published in Alraya in Qatar on October 17 that portrays a Jew putting the Goldstone Report into a shredder.
AP contributed to this report.
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?apage=1&cid=1257455203774&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
For the
past 10 days, the State of Israel has been waging a battle against the New York Times, for what it calls tendentious and unfair coverage of the Jewish state.
At the focus of the storm is the Goldstone report. Recently, there were many exchanges between the newspaper’s journalists and editors with Israel Foreign Ministry representatives, and yesterday the Israeli delegation in the UN sent an official complaint to the newspaper’s editorial board.
The complaint, signed by the Israel UN delegation’s spokeswoman, Mirit Cohen, says that the newspaper uses subjective negative language about Israel and failed in writing fair and accurate coverage.
The complaint also states: “Again and again we encounter distorted phraseology that is liable to cause the innocent reader to think that the report found definitive proof that Israel committed war crimes in Gaza. This is a report that is flawed from the outset, which gives legitimacy to a terror organization that fires missiles at innocent civilians. The New York Times’s bias in ignoring this reality requires reexamination”, wrote Cohen.
The New York Times has yet to respond to the Israeli government’s unprecedented attack on the New York Times.
(Source: The Bulletin)
http://theyeshivaworld.com/news/General+News/41714/Israel+Wages+Battle+Against+%27NY+Times%27.html