Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 11:12


Joe Biden confronté à la décision de prolonger les constructions, ce qui n'étonnera personne, vu que les sanctions ne sont pas prises, a juste manifesté son opposition en arrivant une heure en retard à un dîner avec Netanyahu. On peut faire plus catégorique. Cela étant, la ligue arabe a prévenu que l'arrêt des construction était un préalable, et le chef des services nationaux a fait part de ses regrets. A quand la fermeté à Washington, et depuis Wahington ?

Pas de négociation sans un retrait de la colonisation (Ligue arabe)

    LE CAIRE, - La Ligue arabe a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il n'y aura pas de négociations directes ou indirectes entre Israël et  les Palestiniens "sans un arrêt des mesures israéliennes prise" en vue de de la construction de 1.600 logements à Jérusalem-est.


    "Si les mesures israéliennes prises pour la construction de centaines de  logements dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-est, ne sont pas arrêtées immédiatement, les négociations proposées (par  Washington) seraient inutiles", a prévenu dans un communiqué le comité arabe de suivi du processus de paix, à l'issue d'une réunion urgente au niveau des ambassadeurs de ses 13 pays membres.


    "Les mesures israéliennes doivent être arrêtées avant toute discussion sur une reprise des négociations directes ou indirectes" entre Israël et les Palestiniens, ajoute le communiqué.


    Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a assisté à la réunion, a affirmé à la presse que le président palestinien Mahmoud Abbas l'avait "informé qu'il ne participera pas à des négociations dans les circonstances actuelles".


    "Notre position est claire: il ne peut pas y avoir des négociations directes ou  indirectes si les récentes décisions israéliennes (concernant la colonisation) ne  sont pas annulées", a-t-il ajouté.


    Selon M. Moussa, "les Etats-Unis ont assuré au président palestinien que lorsque les négociations commenceront, ils n'accepteront pas des mesures unilatérales (israéliennes), or les négociations ont commencé et les mesures unilatérales également".

 

ICI

Construction à Jérusalem : le gouvernement regrette le timing

Nir Hefetz, le chef des Services nationaux d'information, a annoncé que le Premier ministre Netanyahou s'est entretenu avec le vice-président américain Joe Biden pour lui faire part de ses regrets pour le ''timing malheureux'' de l'annonce de la construction de 1600 logements à Ramat Shlomo. Il l'a informé que la procédure durait déjà depuis des années, et que les travaux ne commenceraient sans doute pas avant quelques années, après autorisation définitive. (Guysen.International.News)

 

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 10:31

FN-Regionales.gif

A la limite, ça se passe de commentaire, tellement c'est minable, dégradant. ET. Il va être intéressant d'observer les réactions, et le résultat des voix obtenues par un tel degré de bassesse, s'il se faisait que l'affiche ne soit pas interdite. A croire que Le Pen bouffe dans la gamelle du CRIF. A quoi ressemblerait une jeunesse qui se sentirait mobilisée par pareille affiche ? Et quelle serait la réaction si un parti faisait l'équivalent avec le drapeau israélien, la Kippa, les papillottes ?

Que ça ait même pu être imprimé est révélateur d'un pays qui se vautre littéralement, et dans lequel on sait que de telles indignités sont susceptibles de passer. Non que je sois plus portée vers l'islamisme que vers autre chose. Simplement, il y a là une manipulation qui ressemble fort à ce que font les officines israéliennes.

Comme le disait Roland Dumas dans une vidéo il y a peu, le monde arabe existe, et on doit en tenir compte. Je poste la vidéo, même si certains aspects me dérangent (Israël n'a pas du tout été créé du fait de la Shoah), et si elle déborde le sujet, mais le propos que j'en retiens, c'est "Le monde arabe existe, et on doit en tenir compte". Cela dit, ce qu'il énonce sur le comportement d'Israël me semble juste.

Par Nicole - Publié dans : Réactions aux abus - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 22:10

Une nouvelle reprise de Palestine Solidarité qui corrobore ce qui est décrit dans la vidéo Gaza in Plain Language :


Filippo Grandi:
« Le blocus de Gaza est très dangereux pour la stabilité de la région »


Mercredi 10 mars 2010

Nouveau commissaire général de l’Unrwa (Agence de l’Onu pour l’aide aux réfugiés palestiniens), Philipo Grandi évoque les conséquences de la poursuite du blocus de la bande de Gaza et les restrictions imposées par l’Etat hébreu aux habitants de la Cisjordanie.

Al-ahram hebdo : Vous avez accédé à la direction de l’Unrwa en janvier, à un moment l’Agence fait face à de nombreux défis. Quelles sont vos priorités dans la période à venir et quelle est la stratégie avec laquelle vous comptez les aborder ?

Philipo Grandi : C’est vrai que c’est un moment difficile pour assumer le poste de commissaire général de l’Unrwa. Mais il faut aussi dire que cela a été le cas pour tous mes prédécesseurs. Il a toujours été très difficile de travailler sur le dossier sur lequel on travaille. Car l’Unrwa se penche sur l’un des problèmes centraux dans le débat politique du Moyen-Orient, à savoir la question des réfugiés palestiniens. Bien sûr, au cours des dernières soixante années, le baromètre politique a changé plusieurs fois, surtout au cours des vingt dernières années. Il y a eu des moments plus favorables, l’on s’approchait plus d’une solution politique. Malheureusement, nous témoignons aujourd’hui d’une situation de stagnation qui ne rend pas les choses faciles dans notre travail. Je fais allusion de manière plus précise au blocus imposé à la bande de Gaza, aux violations des droits des réfugiés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Et une absence totale de l’horizon politique pour le problème des réfugiés.

- Comment fonctionne donc l’Agence dans ce contexte de blocage d’horizon politique et situation d’émergence sur plusieurs fronts ?

- Il faut dire, tout d’abord, que l’Unrwa a été créée pour fournir certains services aux réfugiés en attendant une solution politique. Celui-ci est notre contexte de travail. Donc, un contexte politique plutôt bloqué. L’Unrwa a évidemment devant elle encore, malheureusement, une longue période de travail. Et cela est notre priorité : la fourniture des services essentiels à la population palestinienne réfugiée. Ceci comprend l’éducation, la santé, l’aide aux plus pauvres à travers différents moyens et, surtout, dans les situations de conflit, une aide humanitaire. Notre priorité est de nous assurer que ces services soient maintenus au niveau requis par la situation et que la qualité de ces services soit adéquate aux besoins des réfugiés.

- Comment arrivez-vous à assurer ces services dans le contexte du blocus israélien imposé à Gaza ?

- Il y a un problème de contexte comme celui de l’impossibilité, par exemple, à Gaza, d’apporter des matériaux de construction pour pouvoir soutenir la reconstruction des maisons et des infrastructures qui ont été détruites pendant les derniers conflits de Gaza. Cela est un contexte qui a une raison politique. Et donc, l’UNRWA toute seule ne peut pas résoudre ce problème. Nous faisons appel à toutes les instances politiques, aux autorités israéliennes, qui ont la responsabilité première en tant que force occupante, pour assurer le flux des matériaux nécessaires. Mais nous faisons également appel à tous les pays amis d’Israël pour qu’ils demandent à celui-ci d’honorer les engagements qui ont été pris par le passé et de ne pas pénaliser la population civile de Gaza. Donc, notre problème principal est le blocage par Israël de beaucoup de produits et de plusieurs types de matériaux destinés à la reconstruction de la bande de Gaza. Il ne faut pas oublier une chose importante. Une année après la tenue de la Conférence de Charm Al-Cheikh, dans laquelle les Etats donateurs avaient promis des sommes importantes pour la reconstruction de Gaza, seulement une partie minime de ces montants a pu être utilisée car la majorité de cette aide était destinée à la reconstruction. Or, on ne peut pas reconstruire sans matériaux et sans équipements.

- Comment évolue la situation humanitaire dans la bande de Gaza face à la poursuite du blocus ?

- La situation reste très difficile. Elle n’est pas simplement une situation humanitaire, comme elle est souvent décrite. Mais c’est une crise beaucoup plus vaste. C’est une crise de l’économie, des institutions, c’est une crise qui touche surtout, très profondément, la psychologie des personnes. Lorsqu’on est obligé de vivre avec un million et demi d’autres personnes dans un territoire qui mesure 40 km de long et 10 km de large et vous ne pouvez ni sortir ni rentrer, cela vous affecte non seulement économiquement, mais surtout psychologiquement. Donc, c’est une crise globale qui a des conséquences, à notre avis, très dangereuses pour la stabilité de Gaza. Mais aussi pour la stabilité de la région toute entière. Donc, c’est beaucoup plus qu’une crise humanitaire et c’est pour cela que nous devons ouvrir les passages de Gaza.

- Voyez-vous une possible amélioration de la situation à Gaza ?

- On entend souvent parler de la possibilité qu’Israël allège la pression sur Gaza. On souhaite que cela se passe, mais jusqu’à présent nous n’avons rien vu. Mais nous disons toujours à Israël que la stabilité de Gaza est dans leur intérêt. De plus, nous leur garantissons que tous les matériaux que nous recevons serons utilisés uniquement pour la reconstruction de Gaza et rien d’autre.

- Pensez-vous que l’Egypte pourrait aider à atténuer le blocus de Gaza en ouvrant plus souvent le passage de Rafah, à la frontière commune ?

- J’ai discuté avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul-Gheit, de ce sujet. L’Egypte a honoré ses obligations conformément aux accords de 2005 sur le passage des biens et des personnes à Rafah. Nous connaissons les préoccupations sécuritaires de l’Egypte et ce n’est pas à nous de les discuter. Mais le seul point que j’ai soulevé avec beaucoup de clarté, c’est que toute mesure de limitation au passage des biens et des personnes constitue un fardeau supplémentaire pour la population de Gaza. Donc, mon appel au gouvernement égyptien, comme à tous les gouvernements, c’est de ne pas oublier la souffrance humaine dont nous sommes témoins à Gaza. Et je pense que cet appel a rencontré la plus grande compréhension de la part des autorités égyptiennes.

- En Cisjordanie, comment vous travaillez ? Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes confrontés sur le terrain ?

- En Cisjordanie, nous avons des difficultés qui sont moins sous la loupe des médias mais qui sont très graves. Les restrictions imposées au mouvement des Palestiniens ont un impact aussi sur notre travail. Premièrement sur tous les aspects de vie des Palestiniens. Si vous cultivez des tomates, par exemple, et voulez vendre ces tomates sur un marché d’une ville voisine, vous ne pouvez pas le faire. On a beaucoup de cas les enseignants ne peuvent pas aller à leur école. En Cisjordanie, il n’y a pas de blocus comme celui de Gaza, car il ne se fait pas autour de la Cisjordanie, c’est plutôt un bouclage imposé à l’intérieur, dans le tissu même de la société. Et ceci est particulièrement grave dans certaines localités de la Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est. Même pour nous, il devient très difficile de transporter le personnel qui travaille à Jérusalem entre la Cisjordanie et cette ville. Et pour les gens qui ont une carte d’identité de la Cisjordanie et pas de Jérusalem, les difficultés sont encore plus importantes. Nous parvenons tout de même à servir la population, dans les écoles, les hôpitauxIl faut quand même dire qu’il y a des zones, des poches en Cisjordanie, la situation s’est légèrement améliorée. Ce sont des endroits la sécurité s’est un peu améliorée et il y a eu quelques allégements dans les clôtures et les obstacles imposés par l’occupation.

- Cette légère amélioration est-elle due aux efforts du gouvernement palestinien pour construire les institutions d’un futur Etat palestinien ?

- Bien sûr et surtout avec la préoccupation de reconstruire des institutions de sécurité. Mais cela n’est pas uniforme et ne s’applique pas à toute la Cisjordanie. Puisque les clôtures restent et imposent un fardeau immense sur la population palestinienne. Ces clôtures, qui sont largement établies pour protéger les colonies (israéliennes), font que les plus défavorisés le deviennent encore plus. Pour cette raison, beaucoup de réfugiés palestiniens deviennent encore plus pauvres et vulnérables.

- Vous avez aussi une situation extrêmement grave dans les camps des réfugiés palestiniens au Liban, 420 000 personnes vivent dans des conditions inhumaines

- Certainement, la situation au Liban pour les réfugiés est très difficile. Mais il faut dire que les raisons de cette situation sont complètement différentes. Elles sont produites par la fragilité de l’équilibre politique au Liban et malheureusement, les réfugiés palestiniens sont un élément dans cet équilibre interne du Liban et donc souffrent des conséquences de cette situation.

- Mais une situation humanitaire acceptable dans les camps des réfugiés palestiniens du Liban ne devrait pas affecter l’équilibre politique interne de ce pays …

- Ceci est tout à fait vrai. Et les derniers gouvernements libanais ont tous compris cette question très bien. Ceci s’est passé avec le dernier gouvernent, celui de Fouad Siniora, et le présent, celui de Saad Al-Hariri. Ils ont très bien compris qu’il ne faut pas pénaliser les réfugiés et donc, ils ont accepté tout d’abord en 2006/2007 d’entamer toute une série de projets pour l’amélioration des conditions physiques des camps. Il est vrai que jusqu’à la moitié de cette décennie, on ne pouvait rien faire. Il était tabou au Liban même de parler de ce sujet. Donc, les conditions dans les camps se sont détériorées de manière effroyable. Mais depuis deux ou trois ans, nous pouvons faire des interventions qui sont très utiles et nous les faisons. L’autre problème au Liban, c’est l’accès au marché du travail. Parce que les réfugiés palestiniens au Liban ont des droits très très limités. Je viens de rentrer du Liban j’ai rencontré le premier ministre qui s’est montré très ouvert et a accepté de discuter des détails de cette question.

Propos recueillis par Randa Achmawi

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Publié le 10 mars 2010 avec l'aimable autorisation de AL-AHRAM Hebdo

Sommaire Al-Ahram Hebdo
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Filippo Grandi - Photo UNRWA



Source : Al-Ahram Hebdo
http://hebdo.ahram.org.eg/...
Par Nicole - Publié dans : Ressources documentaires - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 12:31

Un article qui me semble très intéressant, que je reprends en intégralité sur Palestine Solitarité, où l'on trouve une mine d'infos intéressantes, dont des traductions de Gilad Atzmon :


Mossad, permis de tuer

La grande hypocrisie occidentale
Xavière Jardez


Mahmoud al-Mabhouh - Photo CPI

Mercredi 10 mars 2010

L’assassinat du dirigeant palestinien Mahmoud al-Mabhouh, qui avait déjà échappé à trois tentatives d’assassinat auparavant,  le 20 janvier, à Dubaï, porte indubitablement le sceau du Mossad - corroboré par la quasi certitude de l’Israélien moyen - malgré les dénégations d’Israël, notamment celles de Netanyahou. Or, selon les règles du Mossad, de son vrai nom,  Institut d’espionnage et d’Opérations spéciales, établies par Meir Amit, premier directeur de l’agence d’intelligence, « ... toute exécution doit être avalisée par le Premier ministre en exercice. Toute exécution est ainsi soutenue par l’Etat, l’ultime sanction judiciaire de la loi. L’exécutant n’est donc pas différent du bourreau nommé par l’Etat ou de tout autre exécuteur désigné par la loi ». Aucun exécutant, ou assassin, ne peut ainsi opérer sans que ne lui soit produit ce document signé, le permis de tuer. Et il semblerait qu’il y ait eu une réunion entre Netanyahou et le chef du Mossad, Meir Dagan début janvier, selon le Sunday Times.

Il est certain que dans les chaumières et la presse en Israël, les applaudissements ont crépité. Certains journaux occidentaux n’ont pas caché leur admiration devant le brio de l’opération, le coup d’éclat, même si la discrétion qui devait être le maître mot de l’opération a été éventée avec le passage en boucle des images des assassins sur les télévisions du monde. Car il ne fait aucun doute que cet assassinat est tout simplement un CRIME, de quelque qualification qu’on lui donne. Israël a violé, une fois de plus d’entre toutes les fois, l’article 6 de la Convention Internationale sur les Droits civils et politiques, qui définit le droit à la vie, « en poursuivant une politique d’assassinats de Palestiniens qu’il décrit comme terroristes sans chercher en premier à les arrêter pour les juger » (Tribunal Russell, Barcelone 2010).

« Il y a plus d’aspects et d’acteurs internationaux
à l’œuvre dans cette affaire qu’il n’y paraît à première vue »

Pour Bruce Riedel, ancien de la CIA, « C’est en toute probabilité une opération du Mossad. Tout en porte la signature- les passeports, européens, la rapidité avec laquelle l’équipe a disparu du pays, tout cela s’ajoute pour en donner une image plutôt convaincante ». « Ce que les autorités de Dubaï découvrent n’est pas seulement une opération isolée mais probablement l’entière agence du Mossad. Dubaï serait l’endroit idéal pour entreprendre, non seulement une opération isolée, mais des opérations à long terme contre l’Iran ». Pour  Michael Ross, agent du Mossad à la retraite, « il serait naïf de penser qu’Israël n’a pas un doigt dans l’affaire » a-t-il dit à  la BBC et d’ajouter : « Je pense qu’il y a plus d’aspects et d’acteurs internationaux à l’œuvre dans cette affaire qu’il n’y paraît à première vue ».

L’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Australie et l’Irlande, tous ont poussé des cris d’orfraie à l’idée que les assassins avaient utilisé leurs passeports – bizarrement pas ceux des Etats-Unis ! -, d’abord supposés faux, puis reconnus vrais car ils appartenaient à des Européens possédant aussi la nationalité israélienne, dont le nombre s’élève à 350 000. Ils ont protesté de leur ignorance mais de multiples  indications suggèrent qu’ils ont, ainsi que leurs service de sécurité, eu vent du complot plus qu’ils ne le prétendent.

Des allégations que le Mossad avait prévenu la Grande Bretagne ont fait surface dans le journal britannique Daily Mail qui précise que « le Foreign Office et le MI 6 ont été informés de l’opération avant qu’elle n’ait lieu ». La source est « un membre du service israélien d’intelligence en exercice. Il a dit que le gouvernement britannique a été informé… Il n’y aucune participation britannique et (le gouvernement)  ignorait le nom de la cible. On leur a dit que les exécutants voyageaient avec des passeports britanniques ». Selon une autre source proche du quotidien The Independent, les services de sécurité de Dubaï ont fourni, six jours avant l’opération, à « un diplomate britannique » (le consul ?) les détails sur ces passeports britanniques et n’ont reçu aucune réponse….

Le Canada avait, lors de la tentative d’assassinat de Khaled Meshaal, en 1997, protesté violemment contre l’utilisation par les assassins venus d’Israël de documents canadiens. Israël avait promis de ne plus rien faire de semblable, comme il avait fait la même promesse à Margaret Thatcher en 1987 avec la découverte de 8 passeports oubliés par le Mossad dans une cabine téléphonique en RFA, et à la Nouvelle-Zélande en 2005 après l’emprisonnement de deux de ses agents. Ian Wilcocks, l’ancien ambassadeur d’Australie en Israël dit avoir averti, dans les années 1990, les officiels du ministère des Affaires étrangères israélien de ne plus fabriquer de faux passeports pour des opérations secrètes.

Il semble donc que l’appropriation par Israël de documents étrangers soit une pratique courante, ancienne, tolérée par les pays européens, associée à sa pratique  de l’exécution extrajudiciaire de ses adversaires. Les manifestations de colère ou de surprise, que toutes deux engendrent ne sont là que pour la forme. Il n’y aura donc pas de contrecoup diplomatique pour Israël. On est loin des tollés qui avaient suivi les « fatwas » prononcées à l’encontre de personnalités, dont Salman Roushdi, par Khomeiny ou autres clercs. Mais Israël, c’est Israël.

Qui plus est, la Grande Bretagne vient de décider, au lendemain de ce scandale, de modifier la  législation en matière de crimes de guerre afin que les criminels recherchés - ils sont six- pour l’agression sur Gaza dite « Plomb endurci » tels Tzipi  Livni, Shaul Moffaz, Ehud Barak, ne puissent plus être inquiétés lors de leur séjour en Grande-Bretagne. Comment pourrait-il en être autrement si l’on sait que Tony Blair et Gordon Brown, depuis 2007, sont les patrons du National Jewish Fund qui finance l’installation de colonies sur les terres spoliées aux Palestiniens.

Mais cette complicité avec le terrorisme d’Etat d’Israël, passive ou active, va bien plus loin. La salle de commandement de l’opération se trouvait en Autriche, ce qui signifie que les assassins n’ont pas eu de contacts les uns avec les autres, donc ne pouvaient être repérés. Les cartes de crédit ont été émises par Payoneer, une banque de New York, opérant aussi à Tel-Aviv, à travers la banque Metabank basée dans l’Etat de l’Iowa. Un examen approfondi des liens de Payoneer révèle que Yuval Tal, cadre exécutif, est un ancien membre des forces d’opérations spéciales de l’armée israélienne et le financeur de Taglit BirthrightsPayoneer a reçu son capital-risques de Carmel Ventures, située à Herzilya, en Israël, Greylock Partners, avec parmi ses associés, Moshe Mor, un ancien capitaine de l’intelligence militaire israélienne, et Crossbar Capital, dont le fondateur a géré une entreprise hors d’Israël. Metabank a une histoire d’ennuis financiers et les cartes de crédit sont sa principale source de revenus. Il était facile, pour ceux qui le voulaient, de se procurer des cartes de crédit en ligne. Si rien, à l’heure actuelle, ne prouve le l’implication de ces établissements, ces indices méritent d’être étudiés… qui organise des voyages gratuits en Israël de jeunes juifs.

La communauté sayanin

Cependant, souligne Gordon Thomas, fin connaisseur du Mossad, rien ne pourrait se faire si le Mossad ne bénéficiait pas du soutien inconditionnel de la communauté juive dans le cadre d’un système appelé sayanim, qui veut dire « aider ». Des dizaines d’aides sont soigneusement recrutés et fournissent la logistique aux agents du Mossad  sans poser de questions : une banque fournira des fonds jour et nuit, une agence de location de voiture, un véhicule, un docteur, une assistance médicale ou un poison. C’est ainsi qu’un docteur sayan a fourni les ingrédients de la décoction que devait boire Yasser Arafat, ce que son docteur personnel a confirmé : « l’empoisonnement est très probable dans ce cas ». Lors de l’assassinat par le Mossad de Gerald Bull, scientifique canadien et meilleur expert en balistique de renommée mondiale qui avait refusé de mettre ses compétences au service d’Israël mais les avait offerts à Saddam Hussein, la communauté sayanim avait lancé une guerre psychologique à l’adresse des médias européennes disant que Saddam en était à l’origine… Il en fut de même lors de l’assassinat de Fathi Shkaki, chef du Jihad Islamique à Malte en 1995 où les deux tueurs reçurent d’un sayan un passeport britannique et une moto utile à l’opération

Qu’est-ce qui pousse certains pays à sacrifier sur l’autel du terrorisme israélien les bases qui fondent un Etat : la souveraineté, l’état de droit et la sécurité personnelle et nationale. Si la politique israélienne communément admise de violations de souveraineté des autres pays pour tuer ou enlever ses adversaires devient la règle, ce sera le règne de la loi de la jungle. Tout un chacun pourra craindre d’être la cible d’équipes de tueurs étrangers, que rien ne viendra retenir. Les assassinats extrajudiciaires d’Israël tourne en dérision la notion de souveraineté. L’élimination d’opposants par des polices secrètes, hors des frontières, était une pratique récurrente de la Gestapo, du GPU de Staline, de Pinochet. Elle est maintenant celle des « Forces Spéciales » des Etats-Unis et de la division occulte de la CIA. Tolérer ces pratiques signifie la fin de l’état de droit, les polices secrètes jouant, comme en Israël, le rôle de juge, jurés, procureur et exécuteur, sans connaître de freins de nature légale ou judiciaire. Comment, demain, un pays pourra-t-il protéger ceux qui, sur son territoire, s’aventurent à critiquer Israël ? 

Dubaï ne veut être une tête de pont occidentale dans le détroit d’Ormuz

Derrière l’assassinat de Mahmoud al-Mabhouh se profilent des événements bien plus graves : en entraînant le Hamas dans des représailles (contre Netanyahou, vraisemblablement), Israël ouvrirait le champ à des attaques contre l’Iran. Les Etats-Unis lorgnent depuis Bush sur les Emirats Arabes Unis et comment s’y prendre pour y déployer des troupes en cas de conflit armé avec la République Islamique. Aucune stratégie militaire n’a de chance de succès si on n’établit pas de prime abord une tête de pont à travers l’étroit chenal du détroit d’Ormuz pour  empêcher sa fermeture par l’Iran.

L’extension du conflit palestinien, ou encore l’élargissement de la zone de « guerre contre le terrorisme » à Dubaï a peu de chances d’aboutir. La célérité avec laquelle les forces de sécurité de l’émirat ont enquêté, rassemblé les preuves, les indices, donné un maximum de publicité à leurs révélations prouve que Dubaï refuse que sa qualité de centre financier et économique, et que ses intérêts soient pollués par des actions terroristes israéliennes. Il en va de sa réputation, de sa survie et de sa prospérité, même si la crise l’a frappé.

Disons pour conclure, que la prétendue « incompétence » des agents du Mossad, relevée par les critiques en Israël, - être photographiés par les multiples caméras de vidéosurveillance - ne traduit que l’arrogance et le racisme des Israéliens à l’encontre des Arabes, qu’ils fussent Palestiniens ou autres. Pour eux, l’habileté, l’intelligence, le professionnalisme ne peuvent qu’être israéliens, les autres n’étant que de pauvres bédouins devenus riches… 

Sources :

Gordon Thomas, auteur de Gideon’s Spies

Mossad’s Murderous Reach: The Larger Political Issues, par James Petras : http://www.informationclearinghouse.info/article24832.htm

More details emerge on assassination of Hamas leader in Dubai, par Ann Talbot:
www.wsws.org/article 2010/mars2010/duba-m0.shtml

Israël remains silent over Mossad role scandal, par Fran O’Sullivan :
http://www.nzherald.co.nz/israeli-spy-case/news/article.cfm?c_id=606&objectid=10332870

Israël « admit » to NZ spy mission :
http://www.nzherald.co.nz/israeli-spy-case/news/article.cfm?c_id=606&objectid=10352280

Mossad murder, par John Cherian
http://www.flonnet.com/stories/20100326270604900.htm

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 10 mars 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Les dernières mises à jour


Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 11:49

Les invités,  enfin juste ceux que je perçois comme des modèles d'absence de maîtrise de leur agressivité, ceux que j'espère ne jamais voir pris en exemple par les générations futures :

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/02/07/be6b9182-d56d-11dc-a8fb-5d6a21ed3691.jpg

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/04/27/53f8a51a-32ff-11de-b2ed-0c29d3484d94.jpg









Par Nicole - Publié dans : Ressources documentaires - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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