L’un des premiers chercheurs à enquêter sur le délit d’initié du 11 Septembre a été Michael C. Ruppert, un ancien policier de la section des stupéfiants de la police de Los Angeles, célèbre pour avoir démasqué le trafic de drogue de la CIA.124
Michael Ruppert rapporte que seulement trois jours ouvrables avant le 11 Septembre, des investisseurs encore non identifiés procédèrent à des “ventes à découvert” massives d’actions de la United Airlines – dont les avions allaient être détournés pendant les attaques. Ils achetèrent donc à vil prix des options leur donnant le droit de vendre des actions spécifiques à un prix nettement inférieur au marché actuel – “un pari qui a peu de chances de réussir.” Quand le prix des actions chuta encore davantage suite aux attentats du 11 Septembre, la valeur des options centupla, générant des bénéfices de plusieurs millions de dollars. Ces achats “d’options de vente” prouvent indubitablement que certains investisseurs savaient à l’avance qu’il se produirait, les jours suivants, une catastrophe qui allait faire chuter la valeur boursière de ces actions. Comme l’écrivit la San Francisco Chronicle :
Selon une source très au fait des transactions et des données boursières, certains investisseurs doivent encore toucher les bénéfices de plus de 2,5 millions de dollars générés par les options à la baisse qu’ils ont achetées sur les actions de la United Airlines avant les attentats du 11 Septembre. Ces bénéfices n’ont pas encore été encaissés, et l’on soupçonne les investisseurs –dont l’identité et la nationalité n’ont pas été divulguées – d’avoir su à l’avanceque les attentats se produiraient....le volume d’achat des séries d’octobre d’options pour UAL Corp. a été exceptionnellement élevé trois jours ouvrables avant les attentats terroristes, et les mises de fonds correspondantes ont atteint 2 070 dollars ; les investisseurs ont acheté ces contrats d’option, représentant 100 actions chaque, au prix unitaire de 90 cents [soit moins d’un cent par action, pour un total de 230 000 options]. Ces options se négocient actuellement à plus de 12 dollars pièce. Selon la Options Clearinghouse Corp., il reste encore en circulation 2 313 options “de vente” [qui correspondent à 231 300 actions et à un bénéfice de 2,77 millions de dollars].… La source, qui connaît bien les transactions sur la United, a identifié Deutsche Bank Alex. Brown, la banque d’investissement américaine appartenant au géant allemand Deutsche Bank, comme étant la banque d’affaires ayant servi à acheter au moins une partie de ces options…
Mais les titres United Airlines ne sont pas les seuls à avoir fait l’objet de transactions financières suspectes trahissant que les attaques étaient connues à l’avance. Le Herzliyya International Policy Institute for Counterterrorism israélien a documenté les transactions suivantes liées au 11 Septembre et portant sur American Airlines – dont les avions ont également servi aux attentats – et sur d’autres sociétés occupant d’importantes superficies de bureaux dans les Tours Jumelles :
Entre les 6 et 7 septembre, à la bourse des options de Chicago, 4 744 options de vente d’actions de United Airlines ont été achetées, contre seulement 396 options d’achat... En admettant que 4 000 options de vente aient été achetées par des investisseurs qui connaissaient par avance l’imminence des attaques, ces “initiés” auraient fait un bénéfice de l’ordre de 5 millions de dollars. Le 10 septembre, 4 516 options de vente d’American Airlines ont été achetées à la bourse de Chicago, contre seulement 748 options d’achat. Là encore, aucun fait d’actualité ne justifiait ce déséquilibre ; … Une nouvelle fois, à supposer que 4 000 options à la baisse aient été achetées par des “initiés”, elles correspondent à un profit d’environ 4 millions de dollars [les
achats de ces options de vente sont 6 fois plus nombreux que la normale].Aucun volume de transactions semblable sur d’autres compagnies aériennes ne s’est produit à la bourse de Chicago dans les jours qui ont immédiatement précédé le mardi noir.
Morgan Stanley Dean Witter & Co. occupaient 22 étages au World Trade Center. Pendant les trois jours ouvrables précédant le mardi noir, 2 157 de ses options de vente pour octobre, d’une valeur de 45 dollars, ont été achetées, contre une moyenne de 27 contrats par jour avant le 6 septembre. Le prix des actions Morgan Stanley est passé de 48,90 à 42,50 dollars au lendemain des attentats. En admettant que 2 000 options de vente ont été achetées par des acheteurs informés de l’imminence de ces attaques, les bénéfices pourraient atteindre au moins 1,2 million de dollars.
Merrill Lynch & Co a son siège près des Tours Jumelles. Dans les quatre jours ouvrables précédant les attentats, 12 215 de ses options de vente pour octobre ont été achetées à 45 dollars pièce, contre une moyenne antérieure de 252 contrats par jour [soit une augmentation spectaculaire de 1 200 %]. Lorsque la bourse ouvrit à nouveau, les actions de Merrill tombèrent de 46,88 à 41,50 dollars ; en admettant que 11 000 options de vente aient été achetées par des “initiés,” leur bénéfice aurait été d’environ 5,5 millions de dollars.
Les organes européens de surveillance boursière examinent actuellement les transactions de Munich Re en Allemagne, Swiss Re en Suisse et AXA en France. Il s’agit de grands réassureurs exposés à la catastrophe du mardi noir [AXA possède également plus de 25 % des actions d’American Airlines].
Ces transactions financières multiples, massives et sans précédent indiquent sans aucune équivoque possible que les investisseurs qui les ont effectuées spéculaient sur une catastrophe vers le milieu du mois de septembre 2001 qui affecterait United Airlines, American Airlines et les bureaux situés dans les Tours Jumelles. Mais comme le relève Michael Ruppert, qui a témoigné devant la commission restreinte du Sénat sur le renseignement à propos des opérations clandestines de la CIA liées aux stupéfiants : “Il est bien établi que ces transactions sont surveillées depuis longtemps en temps réel par la CIA afin de lui permettre de déceler des signaux d’alerte concernant des attentats terroristes et d’autres mouvements économiques contraires aux intérêts américains.” D’après Michael Ruppert : “Des documents établissent que la CIA, le Mossad israélien et de nombreuses autres agences de renseignement surveillent les transactions financières en temps réel à l’aide de programmes hautement sophistiqués apparemment dérivés du logiciel Promis.”
Suite à plusieurs émissions consacrées à PROMIS par FOX News, “le FBI et le ministère de la Justice ont tous deux confirmé qu’il a servi à la collecte de renseignements en Amérique au moins pendant l’été dernier. Cela confirmerait que la CIA avait encore reçu d’autres informations anticipées concernant l’imminence des attaques.”Michael Ruppert rapporte effectivement qu’une “fonction première” de la CIA consiste à “repérer, surveiller tous les marchés financiers du monde, rechercher les anomalies dans les transactions pouvant indiquer soit une guerre économique, soit des délits d’initiés, soit des spéculations susceptibles d’avoir une incidence sur le Trésor américain, soit... qui indiquent une connaissance anticipée des attaques telles que celles que nous avons connues.” Le logiciel PROMIS, initialement mis au point en 1979 par Bill Hamilton et une société de Washington, INSLAW, “peut intégrer une vaste gamme de bases de données utilisant différents langages informatiques pour les convertir en un format lisible unique.”
Depuis, PROMIS a été “couplé à de l’intelligence artificielle, ce qui lui permet même de pronostiquer les mouvements du marché et, en fonction de ces projections, de détecter les transactions anormales.” La CIA a confirmé qu’elle utilise le logiciel PROMIS à l’étranger pour surveiller les transactions boursières et les options dans le monde entier. Le journaliste d’enquête Tom Flocco relate que :
Lors d’un rappel téléphonique de la Central Intelligence Agency, le porte-parole pour la presse Tom Crispell a nié que la CIA ait surveillé “en temps réel” les transactions boursières sur les options avant le 11 Septembre sur le territoire des États-Unis au moyen d’un logiciel comme PROMIS (Prosecutor’s Management Information System). “Ce serait illégal. Nous opérons uniquement en-dehors des États-Unis,” a déclaré l’officiel du renseignement.
La confirmation de la CIA montre que, même si le logiciel n’est pas utilisé sur le sol américain, il sert, en dehors des États-Unis, à surveiller les transactions boursières en temps réel dans le monde entier. Mais d’autres systèmes de surveillance remplissent la même fonction. L’UPI a rapporté qu’ECHELON exerce une surveillance étroite sur les transactions boursières. Le Times de Londres a également noté que la Financial Services Authority britannique (FSA) est un “chien de garde de la Bourse” doté d’un “département chargé de surveiller les transactions et qui vérifie les mouvements d’actions suspects.” La FSA n’a toutefois publié aucun communiqué précisant l’enquête sur les mouvements d’actions ayant précédé le 11 Septembre : “La FSA s’est refusée à tout commentaire concernant les instructions reçues de la CIA.” Quoi qu’il en soit, il existe assurément des systèmes de surveillance – tant au niveau civil qu’à celui du renseignement – qui surveillent les transactions boursières dans le but précis de déceler les mouvements suspects, et qui auraient été prévenus.
Kyle Hence, directeur de l’organisation 9/11 Citizens Watch basée à New York, fait également état de “mouvements de sommes d’une importance inhabituelle dans les ordinateurs du World Trade Center dans les heures qui ont précédé l’attaque.” Selon un expert, “ce n’était pas seulement le volume, mais également la taille des transactions qui étaient nettement supérieurs à la moyenne pour une telle journée.” Richard Wagner, expert en récupération de données, “a estimé que plus de 100 millions de dollars de transactions illégales semblent être passés à toute vitesse par les ordinateurs du World Trade Center avant et pendant la catastrophe.” Les preuves indiquent “un effort sophistiqué et soigneusement calculé pour profiter de la chute libre des actions à l’ouverture des cours qui a suivi l’attaque.”
Ernest Welteke, président de la Bundesbank allemande, a conclu qu’un groupe de spéculateurs devait avoir été au courant des attaques : “Il y a eu des mouvements fondamentaux sur ces marchés [ceux des compagnies aériennes], et c’est la seule explication possible à la montée des prix du pétrole qui s’est produite juste avant les attaques.” Vers la fin du mois de septembre, il a expliqué qu’“une étude menée par sa banque fait ressortir fortement ‘un délit d’initié terroriste’, non seulement en ce qui concerne les actions des secteurs les plus touchés comme les compagnies aériennes et les assurances, mais également l’or et le pétrole.” Ernest Welteke reconnaît que “les spéculations et les rumeurs” sont allées bon train, et affirme que “les signes se précisent de plus en plus pour indiquer que certaines activités sur les marchés financiers internationaux ont dû bénéficier de la connaissance spécialisée requise.”
Le Times de Londres rapporte que le gouvernement américain partage ce point de vue : “Les autorités américaines enquêtent sur les volumes inhabituels d’actions portant sur les compagnies aériennes, les assurances et les fabricants d’armes qui ont été vendus au cours des jours et des semaines ayant précédé les attaques. Elles pensent que les vendeurs étaient au courant de l’imminence du désastre.”
Un autre article, du Washington Post, évoquait Monsieur Welteke le 22/09/2001 : « Le président de la banque centrale allemande a dit aujourd’hui qu’il
était de plus en plus évident que les gens en rapport avec les attentats de New York et Washington espéraient des profits de la tragédie en faisant des placements par ‘délit d’initié du
terrorisme’ dans le stock européen et les marchés des denrées. Ernst Welteke, à la tête de la Bundesbank a dit qu’un examen préliminaire par des régulateurs allemands et des analystes
bancaires montrent qu’il y eut des ventes d’actions hautement suspectes dans les compagnies aériennes et les compagnies d’assurance, ainsi que sur les marchés de l’or et du pétrole, avant le
11 septembre, ce qui indique que ceci a été diligenté avec une connaissance préalable des attentats. Welteke a dit que ses analystes ont mis à jour ce qu’il considère comme des preuves
quasi irréfutables de délits d’initiés dès le jeudi, mais il a refusé de donner des détails en attendant des consultations à venir avec des analystes étrangers.
« Ce que nous avons découvert nous apporte la certitude que des gens connectés aux terroristes ont effectivement essayé de profiter de la tragédie », a-t-il dit aux ministres des finances
européens et aux représentants des banques centrales. »
S'il était encore besoin de témoignages, Eric Laurent, comme il l’a évoqué chez Ardisson a écrit dans son livre "La face cachée du onze septembre"
:
Je mets bout à bout les éléments dont je dispose : les achats massifs de titres American et United Airlines, dont certains auraient été effectués par Alex Brown. Son président qui démissionne
brusquement au même moment. Etrange. Mais le plus surprenant est encore à venir, lorsqu'un journaliste financier rencontré à Washington me déclare : « Vous devriez vous intéresser à Buzzy, il
est peut-être l'une des clés que vous recherchez. » Je le questionne : « Qui est Buzzy ?» Il me répond : « Buzzy Krongard. Il est devenu en 1991 directeur général d'Alex Brown au moment même
où Shattuck en prenait la présidence. Ils formaient une paire inséparable et l'essor de la banque doit beaucoup à leur coopération. Au terme de la fusion avec Bankers Trust, en septembre
1997, Buzzy - ainsi que tout le monde le surnomme - est devenu vice-président du conseil d'administration de Bankers Trust, mais il a démissionné lui aussi brusquement, quelques mois plus
tard.
—Pour aller où ?
Je connais mon interlocuteur depuis plus de quinze ans. Journaliste confirmé il travaillait à l'époque au Washington Post où il avait publié plusieurs enquêtes sur les scandales de délits
d'initiés qui secouaient Wall street. Il est un peu plus de 16 heures et nous sommes dans un bar vide de Georgetown. Il marque une brève pause, puis se penche légèrement vers moi.
— A la CIA. Il est désormais le numéro 3 de l'agence avec le titre de directeur exécutif. Depuis le 16 mars 2001. Mais en réalité, il coopère officiellement avec la CIA depuis son départ
d'Alex Brown en 1998. Il a abandonné un travail rémunéré 4 millions de dollars par an pour devenir le conseiller du directeur, George Tenet.
« J'ai beaucoup de respect pour Buzzy »
Les relais qui se mettent en place restent opaques mais les questions se font plus précises. La banque qui aurait
spéculé juste avant les attentats avait à sa tête, trois ans plus tôt, un homme devenu un des dirigeants de la CIA et qui supervisait justement la détection par l'agence de la moindre
anomalie sur les marchés financiers. La CIA n'a rien vu, rien entendu, rien compris, malgré la présence et l'expertise de Krongard, virtuose de la,finance, connaissant tous les arcanes,
chaque mécanisme et rouage du monde bancaire. C'est d'autant plus déconcertant que Buzzy a été littéralement adoubé par une des figures légendaires de la CIA, Jack Downing, ancien directeur
adjoint des opérations, qui a déclaré : « J'ai beaucoup de respect pour Buzzy. J'aurais été heureux de servir au sein de cette agence avec lui comme directeur exécutif. Il connaît le métier
et les marchés financiers '. »
On ne peut que constater, et se confronter au savoir et au non savoir dans le même temps. Le mensonge est évident, la machination a du
être pensée des années durant, chaque maillon étant évalué en fonction de l’emprise exercée et de la nécessité de contrôle absolu. A prendre la mesure de ce qui a été organisé, on peut même
se demander si une seule personne savait tout. Ça semble difficile. La duperie, pourtant, la monstruosité des faits sont là, indéniables. Reste à obtenir l’indispensable
enquête.