Je faisais une recherche sur Gideon Levy, son regard m'importe, qui ne m'a jusque là pas déçue. Je vois un
lien vers un article de libé, et je trouve ce papier, indiquant
un consensus national en Israël concernant l'offensive. Même Gideon Levy en serait. Ah bon ?
Ca me restait en travers de la gorge, je vois en lui un journaliste exigeant, et je ne crois pas que faire de l'offensive israélienne une réplique soit très honnête. Je vais donc sur
Haaretz, ennuyée de ma difficulté à traduire, et là, les propos sont tout autres. Sur libé, le glissement était imperceptible, limite malhonnête. Je cite :
"...Le journaliste de Haaretz Gideon Levy, pacifiste convaincu, fustigeait hier les modalités de l’intervention israélienne, regrettant
qu’elle n’ait pas été «graduée et mesurée», mais il évoquait, dans le même temps, les «justifications» d’une telle opération. «Le consensus actuel des Israéliens en faveur
d’une opération militaire à Gaza est avant tout le résultat d’une réalité objective : la poursuite des tirs de roquettes malgré les appels du pied d’Israël pour la poursuite de la trêve»,
estime Yoram Péri, professeur de communications à l’université de Tel-Aviv."
J'ai fait rewind parce que ces mots sous la plume de Gideon Levy ne passaient pas. Effectivement, dans une phrase il est en tête, et sans la moindre gêne, la journaliste enchaîne sur une seconde,
plus longue, dont l'auteur n'est nommé qu'à la toute fin. On inclut ainsi dans un consensus général un journaliste dont on nous dit hors contexte que tout en étant contre, il évoque des
"justifications", et on glisse sur une "réalité objective" présentée par une autre personne qui oeuvre dans la com.
Sur Ha'aretz, voici son article, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'à le traduire, l'interprétation selon laquelle il y aurait consensus s'en retrouve mise à bas. Je poste le texte anglais
et ma traduction, sachant que ça nem'est pas un exercice facile.
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| GIDEON LEVY / The IAF, bullies of the clear blue skies Les brutes des cieux bleu clair | |||||
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| By Gideon Levy | |||||
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Our finest young men are attacking Gaza now. Good boys from good homes are doing bad things. Most of them are eloquent, impressive, self-confident, often even highly principled in their own eyes, and on Black Saturday dozens of them set out to bomb some of the targets in our "target bank" for the Gaza Strip. They set out to bomb the graduation ceremony for young police officers who had found that rare Gaza commodity, a job, massacring them by the dozen. They bombed a mosque, killing five sisters of the Balousha family, the youngest of whom was 4. They bombed a police station, hitting a doctor nearby; she lies in a vegetative state in Shifa Hospital, which is bursting with wounded and dead. They bombed a university that we in Israel call the Palestinian Rafael, the equivalent of Israel's weapons developer, and destroyed student dormitories. They dropped hundreds of bombs out of blue skies free of all resistance. In four days they killed 375 people. They did not, and could not, distinguish between a Hamas official and his children, between a traffic cop and a Qassam launch operator, between a weapons cache and a health clinic, between the first and second floors of a densely populated apartment building with dozens of children inside. According to reports, about half of the people killed were innocent civilians. We're not complaining about the pilots' accuracy, it cannot be otherwise when the weapon is a plane and the objective is a tiny, crowded strip of land. Our excellent pilots are effectively bullies now. As in training flights, they bomb undisturbed, facing neither an air force nor defense system. It is hard to judge what they are thinking, how they feel. It's unlikely to be relevant, anyway. They are measured by their actions. In any event, from an altitude of thousands of feet the picture looks as sterile as a Rorschach inkblot. Lock onto the target, press the button and then a black column of smoke. Another "successful hit." None see the effects on the ground of their actions. Their heads must surely be filled with Gaza horror stories - they themselves have never been there - as if there aren't a million and a half people living there who only want to live with a minimum of honor, some of them young like themselves, with dreams of studying, working, raising a family but who have no chance to fulfill their dreams with or without the bombing. Do the pilots think about them, the children of refugees whose parents and grandparents have already been driven from their lives? Do they think about the thousands of people they have left permanently disabled in a place without a single hospital worthy of the name and no rehabilitation centers at all? Do they think about the burning hatred they are planting not only in Gaza but in other corners of the world amid the horrific images on television? It was not the pilots who decided to go to war, but they are the subcontractors. The real accounting must be with the decision makers, but the pilots are their partners. When they return home they will be welcomed with all the respect and honor we reserve for them. It appears that not only will no one try to provoke moral questioning among them, but that they are considered the real heroes of this cursed war. The Israel Defense Forces spokesman is already going over the top with praise in his daily briefings for the "wonderful work" they are doing. He too, of course, completely ignores the images from Gaza. After all, these are not sadistic Border Police officers beating up Arabs in the alleys of Nablus and the center of Hebron, or cruel undercover soldiers who shoot their targets point-blank in cold blood. These, as we have said, are our finest young men. Maybe if they were to confront the results of their "wonderful work" even once they would regret their decisions, they would reconsider the effects of their actions. If they were to go just once to Jerusalem's Alyn Hospital Pediatric and Adolescent Rehabilitation Center, where for nearly three years Marya Aman, 7, has been hospitalized - she is a quadriplegic who runs her wheelchair, and her life, with her chin - they would be shocked. This adorable little girl was hit by a missile in Gaza that killed almost her entire family, the handiwork of our pilots. But all of this is well hidden from the pilots' eyes. They are only doing their job, as the saying goes, only following orders like bombing machines. In the past few days they have excelled at this, and the results are there for the entire world to see. Gaza is licking its wounds, just like Lebanon before it, and almost no one pauses for a moment to ask whether all this is necessary, or unavoidable, or whether it contributes to Israel's security and moral image. Is it really the case that our pilots return safely to base, or are they in fact returning to them as callous, cruel and blind people? Nos jeunes les plus évolués attaquent Gaza maintenant. De bons gars issus de bonnes maisons font de mauvaises choses. Ils sont éloquents, s'expriment bien, ont confiance en eux, ont même souvent le sentiment d'avoir des principes moraux élevés, et ce samedi noir, des douzaines d'entre eux ont bombardé des cibles sur la bande de Gaza. Ils sont allés bombarder les cérémonies de promotion de jeunes policiers qui avaient trouvé cette opportunité rare à Gaza, d'avoir un travail, ils en ont bombardé des douzaines. Puis une mosquée, tuant cinq soeurs de la famille Balousha, dont la plus jeune avait quatre ans. Ils ont bombardé un poste de police, blessant un médecin qui en était proche ; elle est dans le coma à l'hôpital Shifa entre la vie et la mort. Ils ont bombardé une université, que nous, en Israël appelons le Raphaël palestinien, l'équivalent de notre centre de recherche et développement d'armes, et détruit des dortoirs. Ils ont balancé des centaines de bombes depuis un ciel bleu qui n'offrait pas la plus petite résistance. En quatre jours, ils ont tué 375 personnes. Ils ne l'ont pas fait, et n'ont pas pu le faire en identifiant au préalable s'il s'agissait de membres du Hamas ou d'enfants, de flics assurant la circulation ou de tireurs de roquettes, de cachettes d'armes, de lieux de soins, ou de bâtiments surpeuplés avec entre le premier et le deuxième étage des douzaines d'enfants. D'après les rapports, la moitié des morts étaient des civils innocents. Nous ne mettons pas en doute la pertinence des pilotes, il ne peut pas en être autrement quand l'arme est un avion et l'objectif un minuscule bout de terre surpeuplé. Nos excellents pilotes sont effectivement des brutes, maintenant. Comme dans des entraînements de vols, ils ont bombardé sans gêne, alors qu'ils n'étaient face ni à une attaque aérienne ni à un système de défense. Il est difficule de se représenter ce qu'ils avaient en tête, comment ils se sentaient. Ce n'est en tout cas pas très correct. Ils sont évalués sur leurs actions. Dans quelque évènement que ce soit, depuis une altitude de centaines de pieds l'image semble aussi stérile que dans un test de Rorschach. Viser la cible, presser le bouton, voir une colonne de fumée noire. Un autre "coup réussi". Aucun ne voit au sol le résultat de ses actes. Ils doivent avoir la tête pleine d'histoires horribles sur Gaza -eux n'y sont sûrement jamais allés- comme s'il n'y avait pas un million et demi de personnes qui y vivent et souhaitent seulement le faire de façon digne, certains aussi jeunes qu'eux, avec des rêves de travail, de famille à fonder, mais sans aucune chance de réaliser ces rêves, avec ou sans les bombes. Est-ce que les pilotes pensent à eux, aux enfants dans les camps dont les parents et grands parents ontdéjà été abattus ? Pensent-ils aux milliers de personnes qu'ils vont laisser handicapées à vie dans un endroit où ils ne pourront pas recevoir les soins dont ils auront besoin ? Est-ce qu'ils pensent à la haine violente qu'ils provoquent pas seulement à Gaza mais dans d'autres parties du monde qui reçoivent ces images horribles à la TV ? Ce ne sont pas les pilotes qui ont décidé la guerre mais ils y participent. Le vrai problème vient des décideurs mais les pilotes sont leurs partenaires. Quand ils rentrent chez eux, ils sont accueillis avec le respect et les honneurs que nous leur réservons. On dirait que personne ne va tenter de provoquer un déclic moral chez eux, mais bien plutôt qu'ils vont être considérés comme les héros de cette maudite guerre. Le porte parole des forces de défense israéliennes bat déjà des records de louanges dans les briefings quotidiens pour le "merveilleux travail" qu'ils effectuent. Lui aussi, évidemment, ignore complètement les images de Gaza. Après tout il n'y a pas de d'officiers de police sadiques battant des arabes dans les allées de Naplouse ou le centre d'Hébron, ni de soldats cruels et protégés qui tirent sur le point aveugle de leurs cibles de sang froid. Ce sont, nous l'avons dit, nos jeunes hommes les plus évolués. Peut-être que s'ils étaient confrontés aux résultats de leur "merveilleux travail", ne serait-ce qu'une fois, ils regretteraient leurs décisions, ils réévalueraient les conséquences de leurs actes. S'il se faisait qu'ils aillent une seule fois à Jerusalem, à l'hôpital et centre de rééducation Alyn pour enfants et adolescents, dans lequel pendant près de trois ans Marya Ann, 7 ans a été hospitalisée -elle est quadraplégique et se déplace en fauteuil roulant- s'ils voyaient la vie qu'elle mène, avec sa mentonnière, peut-être qu'ils seraient choqués. Cette adorable gamine a reçu un missile à Gaza, qui a aussi tué quasiment toute sa famille, le travail manuel de nos pilotes. Mais tout ça leur est bien caché. Ils font seulement leur travail, c'est la vie, ils suivent les ordres comme des machines à bombarder. dans les quelques jours qui viennent de s'écouler ils ont excellé, et les résultats sont là que le monde entier peut voir. Gaza panse ses plaies, comme les libanais l'ont fait plus tôt, et quasiment personne ne s'arrête un moment pour demander si tout ça est nécessaire ou inévitable, voire si ça contribue à la sécurité d'Israël ou à son image morale. Est-ce que nos pilotes rentrent réellement tranquilles à la base ou ou est-ce qu'ils y retournent endurcis, cruels et aveugles ? |
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Sur le hacking - A lire si texte invisible
Le projet sioniste...si bien décrit par Primo Lévi !
Sur la prétendue légitimité d'Israël
Si l'accusation d'antisémitisme était pertinente, il y aurait tout lieu de se demander pourquoi les blogs opposés au sionisme se font hacker. Il y a là une
nouvelle preuve des mensonges à répétition. Je ne peux quasiment pas faire un texte sans voir changer le formatage, avoir du mal à sélectionner, voir le texte disparaître, ne pas pouvoir utiliser
une fonction standard. Tout cela signe une immaturité grave, permise par les
élus qui ne s'opposent en aucune façon à ce que les systèmes d'exploitation vendus d'office avec les machines soient poreux. C'est un choix. Il est techniquement possible
d'avoir des machines inviolables, et c'est connu depuis dix ans. Le fait est que ce n'est pas appliqué, et que le hacking est là comme un révélateur de la quantité de choses qu'Israël a à cacher,
et des mensonges pathologiques sur lesquels cet état est fondé. A titre d'illustration de ce qu'on est censé taire :
1- les chantages exercés pour obtenir des votes à l'ONU en 1947 :