La campagne est donc lancée, il y aura 5 listes anti-sionisme aux Européennes. On sait que peu se soucient au quotidien de ce qui se joue au Parlement Européen, que ces élections déplacent modérément. Il y a la sensation de distance, et l'écart, de plus en plus grand, qui se creuse entre élus et électeurs.
Ces derniers mois ont cependant été marqués par Gaza, et partout autour de moi, je remarque combien la tolérance de la communauté internationale a heurté le sentiment de dignité. Nos avis ne comptaient pas. On se comportait comme si seuls les dirigeants avaient voix au chapitre. Pourtant, forums et blogs étaient très actifs, les pétitions circulaient, et si les images des JT étaient soigneusement filtrées donnant du conflit une vision très unilatérale, la quête d'une autre information était là, concrète, tangible.
C'est sur cet après Gaza que s'inscrivent les élections européennes, sur ce temps qui a insidieusement contraint, bon gré mal gré, chacun à préciser son non négociable. La limite de ce qui lui est tolérable.
J'avais déjà une image très négative du sionisme, et j'ai beaucoup de mal à concevoir qu'on puisse regarder le documentaire juif "Hertzl et le sionisme", s'informer sur cette idéologie sans en percevoir la nocivité.
En parallèle à Gaza, sur la scène culturelle, se jouait une autre bataille, visible par certains invisible par d'autres, mais oh combien éloquente. Ainsi, on a vu Avraham Burg présenter son dernier livre "l'holocauste est fini" dans lequel il témoigne de ce qu'il est impératif de sortir de la position de victime et de ce qu'Israël doit changer. Puis le livre a purement et simplement disparu. Comme s'il n'avait jamais été ni traduit, ni présenté à la TV. Nous étions en décembre, la guerre était planifiée, il allait falloir jouer à fond sur la diabolisation du Hamas, la sécurité d'Israël mise à mal, et son besoin impératif de se défendre. Foin de mise en cause, le moment était véritablement mal choisi.
Internet, qui déplait tant à ceux qui aiment vérifier qu'il n'existe aucun moyen de mettre en évidence leurs constants jeux de manipulation, désinformation était alors une mine. Les sites américains comme ifamericansknew présentaient des données concrètes, précises, on pouvait clairement y voir la réalité des choses. Al Jazeera effectuait son travail.
Aujourd'hui deux plaintes sont pendantes contre Israël, voire trois. Il y en a une ancienne qui est en cours en Espagne, une qui a été déposée par ONG et autorités palestiniennes devant la CPI, et le procureur de Norvège est saisi d'une troisième.
L'image du sionisme ne sort pas grandie de ça, loin s'en faut. Reste un sentiment d'indécence consternant, d'impuissance de la société civile à se faire entendre, et un grand besoin de savoir. Circulent des documents sur les travaux archéologiques qui démontrent que ce que raconte la bible n'a jamais existé, mais été écrit pour plaire aux habitants de l'époque, sans penser aucunement aux conséquences ultérieures. L'on est confronté non pas à un grand complot, mais à un mensonge gigantesque, une société fondée sur un mythe que rien ne valide. Il n'y a pas de peuple élu. Déjà, Shlomo Sand avait beaucoup provoqué avec son "invention du peuple juif". Peu diffusés les travaux d'Israël Finkelstein ou de l'Ecole de Copenhague sont maintenant recherchés, dans un besoin de comprendre d'où a pu provenir pareille folie parce qu'il n'est pas rare de vivre le sionisme comme une folie. Monsieur Gouasmi le décrit comme ce qui enlève l'humanité d'un être et ça me semble profondément vrai. Pour autant, quand le président iranien le décrit en des termes particulièrement justes, les représentants de l'Union Européenne se disqualifient en quittant la salle.
Le changement s'imposait. Il est là. On connait Dieudonné, Alain Soral, Yahia Gouasmi. Certains peuvent être choqués du choix de ne pas s'engager sur un programme
précis depuis la conscience de ce que ce n'est pas là que ça se décide.
Pour ma part, je me réjouis de voter anti-sioniste, et je fais confiance à la dynamique que peut créer cette salutaire prise de position. Le rejet clair et net du sionisme comme préalable, parce
qu'aucun édifice qu'il soit matériel ou conceptuel ne tiendra jamais sur des bases fausses. Il est temps que le mythe du peuple élu soit regardé pour ce qu'il est : une fable racontée avec
insouciance par nos lointains ancêtres qui a eu pour conséquence de faire littéralement dérailler ceux qui ont grandi dans cette conviction inexacte de leur supériorité. Gaza nous l'a amplement démontré, et la complicité de nos dirigeants nous a confrontés plus clairement aux limites de
l'acceptable.
TOUJOURS CLIQUER SUR L'IMAGE OU LA VIDEO
Sur le hacking - A lire si texte invisible
Le projet sioniste...si bien décrit par Primo Lévi !
Sur la prétendue légitimité d'Israël
Si l'accusation d'antisémitisme était pertinente, il y aurait tout lieu de se demander pourquoi les blogs opposés au sionisme se font hacker. Il y a là une
nouvelle preuve des mensonges à répétition. Je ne peux quasiment pas faire un texte sans voir changer le formatage, avoir du mal à sélectionner, voir le texte disparaître, ne pas pouvoir utiliser
une fonction standard. Tout cela signe une immaturité grave, permise par les
élus qui ne s'opposent en aucune façon à ce que les systèmes d'exploitation vendus d'office avec les machines soient poreux. C'est un choix. Il est techniquement possible
d'avoir des machines inviolables, et c'est connu depuis dix ans. Le fait est que ce n'est pas appliqué, et que le hacking est là comme un révélateur de la quantité de choses qu'Israël a à cacher,
et des mensonges pathologiques sur lesquels cet état est fondé. A titre d'illustration de ce qu'on est censé taire :
1- les chantages exercés pour obtenir des votes à l'ONU en 1947 :