Dimanche 14 juin 2009
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GWB n'est fort heureusement plus là, mais la représentation me plait suffisamment pour que je la garde. Non que je pense à Obama, mais à la façon de regarder l'écran, et à la place qu'il prend dans
les stratégies de propagande.
Deux élections ont attiré mon attention pour l'écart massif quant au taux de participation, et pour l'impact du résultat. Un aspect les rapprochait très évidemment, qui est l'allocution prononcée à Durban II par le président iranien réélu (2° vidéo)
On savait l'abstention désirée
par les grands partis aux élections européennes. Ca permet de cacher les enjeux, et d'éviter les débats sérieux. Un point a focalisé toute l'attention, dans le
mauvais sens : le clash Bayrou/Cohn Bendit. Si je n'ai de sympathie ni pour l'un ni pour l'autre, je retrouvais là la situation actuellement trop connue du bourreau qui se retrouve en position de
victime (plus exactement qui s'y met).
En France, donc, un taux de participation de 40%, et selon mon expérience de déléguée, des anomalies
récurrentes dans la présentation des bulletins de votes qui pouvaient inciter à en prendre certains plus que d'autres, puisque les piles établies étaient dans de nombreux bureaux très inégales. Là
où j'ai été très étonnée, c'est que les appels de portables laissent des traces. Or j'ai prévenu le mandataire de la liste anti sioniste d'un excès d'agressivité rencontré dans deux bureaux, de
sorte que je n'ai su obtenir que la pile de la liste soit équitablement représentée. Lui-même a contacté le responsable des élections du14° qui s'est engagé à appeler le Président du bureau.
C'était fait avant 14h. Quand je suis allée dépouiller le soir et que j'ai signifié vouloir annoter le procès verbal, ça n'a manifestement pas plu, et surtout, ça a surpris. Il m'a été
reproché de ne pas être allée voir le Président. C'est un fait que j'aurais dû le faire, mais j'ai agi pour qu'il le soit. Nos portables gardent trace de tout ça.
Mon sentiment est donc qu'avec un fort taux d'abstention, il est possible par des stratégies difficiles à dénoncer sans une présence permanente d'obtenir des résultats biaisés. Avec la campagne de
diabolisation à laquelle on a eu droit, il fallait oser, lorsqu'il n'y était pas, (tandis que les piles derrière étaient fournies, ce qui, pareillement est vérifiable) demander un bulletin
pour une liste décriée, voire prendre un des rares présents. Sans compter les cas où FN et LAS étaient seuls surreprésentés, ce qui a aussi un sens subliminal.
Notre mouton n'avait-il pas entendu que les militants antisionistes avaient agressé ?
Et pourtant, ça n'était pas le cas. J'en ai témoigné là et la scène a été
filmée par des membres fort heureusement équipés et qui ont gardé leur sang froid.
agression contre la liste antisioniste
envoyé par centre-zahra-france. - L'info video en direct.
Fatalement dans le contexte des européennes, le risque est que l'électeur abstentionniste ait choisi ce biais pour signifier son refus d'adhérer au système. Une
chose en tout cas est certaine, s'il s'informe par la TV à la façon de notre mouton, après avoir regardé Home, frissonnant du désordre qu'il risquait de causer par chaque acte et oubliant la
pollution des hélicoptères utilisés pour nous démontrer ce qu'il ne faut pas faire, il suffisait d'un petit coup de pouce pour voter Cohn Bendit, en dépit des révélations tout de même gênantes
quand on entend le ton sur lequel elles ont été faites par un homme de 37 ans, se sachant enregistré.
A l'opposé, les élections iraniennes que l'on avait bien évidemment évoquées lors de Durban II en répétant à l'envi que le président sortant avait peu de chances d'être réélu, et que son
discours était de pure stratégie électorale.
Les électeurs se sont déplacés en masse, contraignant les autorités, par leur présence, à repousser l'heure de fermeture des bureaux. Avec un taux de participation de 85% le président réélu l'a
emporté avec 62,63% des voix. Le vote est contesté et l'on parle de fraude. Il y a eu des violences.
La question évidente que posent ces deux élections dont l'une -pour la France- n'est pas mise en cause, tandis que l'autre l'est, est de savoir dans quelles conditions la fraude est la plus
aisée. Quand l'abstention est forte ou quand elle est faible ? Dans le cas de l'Iran, au vu des résultats et du taux de participation, il me semble difficile de concevoir qu'elle ait pu ET
exister ET passer inaperçue.
Mahmoud Ahmadinejad est le mouton noir du Moyen Orient, celui contre qui Israël ne cesse de pousser les Etats Unis à la Guerre. Que l'on se souvienne seulement de ce papier synthétisant
plusieurs autres de Paul Craig Roberts de septembre 2007 :
"...Quelles formes prendrait cette attaque massive contre l'Iran ? Des scientifiques britanniques viennent d'indiquer qu'il s'agirait de
neutraliser plusieurs centaines de sites militaires, industriels et civils, sans emploi de l'arme nucléaire stratégique mais le cas échéant à l'aide de mini-nukes à fort pouvoir de
pénétration. La source est citée par Alterinfo, dont les sympathies troskystes ne se cachent pas. Mais elle parait sérieuse.
L'Iran serait-elle neutralisée ? Beaucoup de militaires occidentaux, notamment américains et israéliens le pensent..."
Deux élections donc, très différentes à bien des égards, avec cette question récurrente de l'impact de la propagande par internet et par les médias.
Mahmoud Ahmadinejad, le non désiré est réélu haut la main au premier tour,
Daniel Cohn Bendit, l'imprévu, mais désireux de faire entrer Israël dans l'Europe est élu.
La propagande est-elle reçue différemment selon les cultures auxquelles elle s'adresse ? Celle de Giyus est décrite là, et consiste à solliciter le maximum d'adhésions de personnes qui
recevront des alertes dès qu'un élément considéré comme pouvant nuire à Israël sera identifié.
Giyus.org-hasbara.pdf
Un exemple ?
http://www.usatoday.com/news/world/2009-06-13-israel-iran-vote_N.htm
Ayant beaucoup de mal à croire qu'il eût été possible à Ahmadinejad de frauder dans cette démesure, je me demande si nous ne sommes pas plus moutonniers que ces
iraniens dont on critique si volontiers le régime, certainement critiquable, mais sommes-nous réellement, en France, en démocratie ?