Le délire « privé »
Si je reviens si souvent à l’histoire d’Adolf Hitler, c’est pour de multiples raisons. La principale étant qu’il n’existe, à ma connaissance, aucun autre dictateur dont l’enfance, puis la vie d’adulte, ont été étudiées d’aussi près. En général, il est difficile d’obtenir des informations fiables sur l’enfance de gens célèbres – ou tristement célèbres. Ce sujet est rarement abordé dans leurs biographies ; les parents sont souvent représentés sous un jour idéalisé, leur comportement envers l’enfant sera tout au plus évoqué d’une phrase. Les auteurs, dans l’ensemble, méconnaissent l’importance des mauvais traitements subis dans l’enfance. C’est aussi le cas dans les biographies d’Hitler, en dépit de tout le matériel dont nous disposons, et que j’ai cité voici déjà longtemps (cf. C’est pour ton bien, 1984) Je tente, à travers mes études sur les origines de la perversion, la brutalité, le sadisme et la cruauté, de fournir des éléments susceptibles de contribuer à éviter que de tels crimes puissent se reproduire. Or l’on n’y parviendra, d’après moi, qu’à condition d’avoir saisi et mis au jour l’aveugle fabrication de ce que l’on nomme généralement, en se voilant la face, « le mal ». L’histoire d’Adolf Hitler est, à mon sens, celle qui se prête le mieux à ce décryptage, et ce pour les raisons suivantes.
Les témoignages des frères et sœurs sont concordants : tant son demi-frère Alois que ses sœurs, Angela et Paula, parlent sans détours des raclées quotidiennes infligées au petit Adolf par son père. Cette unanimité est surprenante, car nous savons qu’aujourd’hui encore, en règle générale, les frères et sœurs des enfants brutalisés ménagent les parents et attestent rarement de la maltraitance. Or dans le cas d’Adolf Hitler il en est allé différemment, ce qui constitue une remarquable exception. Leurs récits, mais ceux également d’autres témoins (par exemple les employés de maison) et diverses allusions dans Mein Kampf montrent très clairement comment la conscience de soi de l’enfant Adolf a été systématiquement écrasée. Il n’avait pas le droit de s’exprimer, de manifester ses sentiments. Les coups pleuvaient sous le moindre prétexte. En fait, il ne savait pas ce qu’il devait faire, comment il devait être, pour obtenir le droit à l’existence dans cette famille. Lorsque, à l’âge de onze ans, il tenta, dans son désespoir, de s’enfuir, il fut rattrapé par son père, qui se moqua de lui. Que peut faire un enfant à qui l’on n’accorde même pas le droit de vivre ? En l’absence de « témoin secourable », souvent il ne peut que se réfugier dans les fantasmes, s’imaginer qu’un jour il sera grand et puissant et détruira les autres, comme, à présent, l’on le menace de mort lui-même. L’avilissement constant de l’enfant peut donc produire un adulte devenu mégalomane et avide de se venger sur des innocents de ce qui lui a été infligé. Chez tous les dictateurs se retrouve ce chemin, de l’avilissement dans l’enfance à la folie des grandeurs à l’âge adulte, simplement nous n’avons, la plupart du temps, que de très succinctes descriptions des débuts de cette « carrière ». J’ai cité, entre autres, l’exemple de Ceausescu (cf. Abattre le mur du silence, 1991). Mais les conséquences à long terme des traumatismes infantiles niés, le délire « privé » des dictateurs, seraient certainement démontrables chez Franco, Idi Amin ou Pol Pot, etc.
En outre, l’abondante documentation sur la vie de Hitler contient, une chance rare, beaucoup d’informations sur l’enfance de ses parents, en particulier de son père. Ce douanier, fier de son pouvoir, qui rossait quotidiennement son fils, était l’enfant illégitime d’un négociant juif et de son employée de maison, ce qui, à l’époque, constituait une opprobre, à Braunau et également ailleurs . Ce négociant versa pendant 14 ans à la grand-mère de Hitler une pension alimentaire pour son enfant. Celui-ci fut certes adopté par un parent de la grand-mère, mais, d’après les archives, changea plusieurs fois de nom de famille. L’ascendance d’Alois dut être un lourd fardeau pour la famille. Son histoire traumatique a déterminé toute sa vie et son comportement envers son fils Adolf. Elle nous livre un important indice sur la genèse d’une folie dont les camps de la mort seront, plus tard, l’extrême aboutissement. Bien entendu, il ne suffisait pas de la seule folie de Hitler, il a fallu, nécessairement, que des millions de gens lui prêtent leur concours. Certes, l’antisémitisme, sous une forme plus ou moins latente, existait depuis toujours. Avant Hitler, cependant, il n’était venu à l’idée de personne de chercher à exterminer le peuple juif dans sa totalité ! Ce fut l’histoire personnelle de Hitler qui donna à cet antisémitisme un caractère jusque là inconnu. Et l’humiliation systématique subie dans son enfance lui donna, manifestement, la capacité d’entraîner à sa suite tous ceux qui avaient vécu une semblable histoire dans leur enfance. Il avait si complètement intériorisé la menaçante figure de son père sadique que ses auditeurs tremblaient de peur comme des enfants lorsqu’il élevait la voix et explosait de rage, comme autrefois son père. Le sadisme que l’enfant Adolf avait subi et appris de son père se conjugua plus tard au sadisme latent de millions d’Allemands pour lui donner une « légitimité » et sa terrible efficience.
L’on peut illustrer par divers exemples la façon dont l’enfance d’Hitler s’est reflétée dans ce qu'il est convenu d'appeler le « Troisième Reich ».
- Le soupçon d'une éventuelle origine juive devint une question de vie ou de mort. Seul avait le droit de vivre qui pouvait prouver ne pas avoir d’ancêtres juifs, en remontant à la troisième génération. Tous les autres devaient mourir. Dans toute l’histoire de la persécution des Juifs n’avait jamais été édictée, à aucune époque, en aucun lieu, une pareille loi. Même aux temps de l’Inquisition, les Juifs pouvaient sauver leur peau en se faisant baptiser. Sous la dictature hitlérienne, les Juifs baptisés étaient eux aussi assassinés. Ils n’avaient aucun lieu où se réfugier, de même que l’enfant Adolf, mais aussi, déjà, Alois Hitler, n’en trouvèrent aucun. Bien que ce dernier exerçât le respectable métier de douanier, la « honte » de son ascendance juive pesa sur lui toute sa vie.
- Le sadisme est érigé, sous le Troisième Reich, en principe suprême. Daniel Goldhagen montre, dans Les bourreaux volontaires de Hitler (Seuil 1997) que bien des gens se disputaient carrément les postes qui leur permettaient de martyriser des êtres humains. Hitler a érigé le sadisme en vertu en déclarant légitime de persécuter les Juifs. D’où vient ce plaisir, d’où vient ce besoin de plonger d’autres humains dans une telle détresse, de les rabaisser, les humilier et les torturer ? Toujours, et uniquement, de la mémoire réprimée, niée, de l’enfant sadiquement maltraité par ses parents, qui plus tard se venge sur autrui.
- Sous le Troisième Reich, les Juifs furent qualifiés de sous-hommes, de créatures d’une espèce inférieure. Cette dévalorisation, Adolf Hitler l’a elle aussi reprise de son père, qui le traitait en individu d’une espèce inférieure, que l’on pouvait impunément railler, mépriser et maltraiter.
- Le fantasme d’un monde « sans Juifs » peut lui aussi renvoyer au sort du petit Adolf. J’imagine aisément que le garçon, qui eut sans doute à souffrir, à l’école, de l’ascendance juive de son père et sentait également les tensions à la maison, a fantasmé une vie qui ne serait pas, comme la sienne, accablée « par les Juifs ». N’avait-il pas physiquement vécu, par les coups de son père, la cruauté « du Juif » ? Maintenant, il avait acquis la conviction que tous les Juifs étaient cruels et trop puissants– comme son père le fut envers lui – et devaient être anéantis pour que les « Aryens » (le petit Adolf) puisse vivre en paix.
Je rencontre une forte résistance et une frappante irritation quand j’établis le rapport entre ce qu’a vécu un individu dans son enfance et des phénomènes politiques ultérieurs, car l’on n’est pas habitué à cette façon de penser. Mais pour qui se donne la peine de regarder les faits de plus près, la logique des événements apparaît irréfutable.
Quelques lectrices et lecteurs engagés m’ont écrit avoir trouvé mes recherches sur Hitler très éclairantes, mais que nous sommes aujourd’hui confrontés à une situation très différente, à savoir le danger du terrorisme. C’est incontestable. Cependant, à mes yeux, nous avons affaire, en profondeur, au même problème : la haine par désespoir, avec le refus presque unanime de reconnaître que cette haine n’est pas congénitale mais se crée dans l’enfance d’un individu, et qu’elle est donc extinguible. Si nous ne saisissons pas cela, nous ressemblons à des gens qui, patiemment, quotidiennement, épurent l’eau du fleuve des produits chimiques qui le polluent, en refusant de savoir qu’ils y sont déversés régulièrement, sous forme de déchets, par l’industrie chimique. Il est logique qu’un individu qui a grandi dans un foyer où régnait la violence, en nourrissant une haine latente et sans jamais trouver un « témoin secourable », ressemble à une « bombe à retardement ». Dès qu’une idéologie sanctifie cette haine, la bombe peut exploser. Seul change le visage de l’ennemi : pour les Croisés c’étaient les infidèles, pour le Ku-Klux-Klan les Noirs, pour les nazis les Juifs, pour les Serbes les Croates etc. , mais la force motrice derrière les meurtres, derrière le plaisir de tuer, a toujours été la soif de se venger des humiliations subies dans l’enfance et maintenues refoulées.
Les gens élevés avec brutalité (et malheureusement ils sont toujours la majorité) se soumettent de bon gré à des dictateurs et les ovationnent quand ils lui désignent un ennemi. Dans les Etats démocratiques, il n’est pas rare qu’ils élisent, sans y réfléchir à deux fois, un exploiteur, égocentrique et sans scrupules, pour peu que ses façons leur rappellent leur propre père. Il suffit qu’il les assure que toutes ses entreprises et projets absurdes seront, avec l’aide de Dieu, couronnés de succès (même si, comme chez Hitler ou Napoléon, ils sont dominés par un délire "privé" ou par la peur incessante de ne pas être à la hauteur des exigences parentales). Dans leur aveuglement, les soi-disant libres citoyens se laissent gouverner et abuser par de tels hommes politiques, parce qu’enfants ils ont appris à tolérer ce genre de comportement auprès de leurs parents. Déjà, ils n’avaient pas le droit de voir que leur volonté, leur entendement et leur intuition étaient combattus par des coups.
La nature de l’idéologie ou de la religion employée pour aveugler les gens, les transformer en naïfs sujets, n’a pas la moindre importance. Presque toutes les doctrines se prêtent, nous le savons, à user d’êtres humains maltraités dans leur enfance comme de marionnettes au service des intérêts personnels des puissants. Même si, après la chute ou la mort du Chef vénéré et bien-aimé, ses adeptes découvrent à quel point ils ont été exploités, ils lui conservent leur admiration et une fidélité inconditionnelle. Car il incarne le bon père dont on rêvait et qu’on n’a jamais eu.
Les Croisades, l’Inquisition, la Shoah, les génocide au Ruanda ou ailleurs, montrent que les anciens enfants battus n’attendent qu’une occasion de se jeter sur des boucs émissaires et de décharger sur eux, sans frein, la totalité des émotions réprimées de l’enfant autrefois martyrisé. C’est pour cette raison que j’en reviens continuellement à l’exemple d’Adolf Hitler : l’histoire de sa vie, sur laquelle nous possédons une excellente documentation, m’a beaucoup appris. Nombre des idées que j’ai pu développer par la suite ont pris leur source dans ce premier décodage de la dynamique de la haine. Surtout, découvrir l’atmosphère où baignait l’enfance d’Hitler m’a procuré d’importants outils, m’a permis de voir comment des blessures négligées, niées, subies par l’enfant à l’époque de la maturation de son cerveau, peuvent plus tard, dans des conditions spécifiques, devenir le germe d’une horreur dont les victimes se comptent par millions.
C’est pourquoi j’espère que, grâce à nos connaissances approfondies sur la vie de Hitler, d’autres chercheurs perceront à jour plus aisément les entreprises inspirées par la haine et la soif de vengeance. Car nous ne disposons pas, pour le moment, de semblable documentation sur l’enfance des massacreurs et des bombes humaines d’aujourd’hui. Bien entendu, si le chercheur a lui-même perçu les souffrances de sa propre enfance et cessé de les minimiser, cette méthode s’avèrera d’autant plus fructueuse. Il pourra alors éprouver de l’empathie pour celles d’autrui. Cependant, le chemin inverse n’est pas forcément inconcevable : en certains cas, se pencher sur les souffrances d’un autre peut faciliter l’accès émotionnel, jusqu’alors bloqué, à sa propre histoire.
La vie d’Hitler, nous fournit, comme je l’ai dit, une extraordinaire abondance de matériel riche d’enseignements. Mais seuls en profiteront réellement ceux qui s’autorisent à ne plus idéaliser leurs parents. Ils saisiront aisément que, en l’occurrence, il ne s’agit pas seulement d’Hitler. Il s’agit, sans équivoque, du fait que la haine et la destructivité peuvent se manifester de façons extrêmement variées, devenir « présentables » sous l’aspect de diverses idéologies, mais ont toujours, sans exception, la même racine.
De même que Hitler, Staline ne savait pas que la mémoire de son corps le poussait à représenter, en matière d’exutoire, sur la grande scène de l’Union Soviétique sa vie d’enfant terrorisé, perpétuellement en danger de mort et n’ayant jamais rencontré de témoin secourable. Staline, fils unique, né, ainsi d’ailleurs que Hitler, après trois enfants morts, fut battu dès l’âge le plus tendre par son père, un alcoolique coléreux, et, en dépit de ses brillants succès, souffrit jusqu’à la fin de ses jours d’un délire de persécution qui lui fit massacrer des millions d’innocents. Comme, autrefois, l’enfant craignait à tout instant d’être tué par son imprévisible père, Staline adulte vivait dans la peur, y compris de ses plus étroits collaborateurs. Mais à présent il avait le pouvoir de s’en défendre, en humiliant les autres.
Mao était le fils d’un instituteur « sévère », qui voulut lui enseigner l’obéissance et la sagesse en l’éduquant d’une main de fer. Nous savons aujourd’hui quel genre de sagesse Mao a, plus tard, voulu inculquer à son immense peuple, avec prétendument les meilleures intentions du monde mais au prix de 35 millions de morts. Ceausescu a grandi dans une pièce qu’il partageait avec dix frères et sœurs, et, plus tard, obligea les femmes roumaines à mettre au monde des enfants non désirés.
On pourrait citer d’innombrables exemples. Malheureusement, nous nous refusons à voir ces faits. Pourtant ils pourraient nous apprendre comment naît la haine, et, à l’avenir, nous serions moins vulnérables à ses effets si nous prenions au sérieux ce que nous avons appris.
La naissance de la haine
Pourquoi cherchons-nous avec tant d’ardeur le Mal « inné » dans les gènes ? Pour la simple raison que pour la plupart d’entre nous, nous avons été des enfants battus, et que nous craignons le réveil des souffrances causées par les anciennes humiliations, et refoulées ensuite. Comme nous avons simultanément reçu comme message que tout cela serait arrivé pour notre bien, nous avons appris à réprimer les souffrances, mais le souvenir des humiliations subies est resté stocké dans notre cerveau et dans nos corps. Comme nous aimions nos parents, nous les croyions quand ils nous disaient que les coups nous faisaient du bien. La plupart le croient encore aujourd’hui et affirment qu’il n’est pas possible d’élever les enfants sans leur taper dessus, et donc sans les humilier. C’est ainsi que nous restons pris dans le cercle vicieux de la violence et du déni de l’humiliation subie autrefois, autrement dit dans le besoin de vengeance, de représailles et de châtiment. Les émotions réprimées dans l’enfance se transforment à l’âge adulte en une haine meurtrière à laquelle les groupes ethniques ou religieux donnent un habillage idéologique. L’humiliation est un poison contre lequel il n’y a pour ainsi dire aucun antidote; elle produit en permanence de nouvelles humiliations, qui enclenchent à leur tour une spirale de violences tout en voilant les problèmes.
Pour briser ce cercle, il faut faire face à sa vérité.Il fut un temps où nous étions des enfants humiliés, victimes de l’ignorance de nos parents, de leur histoire et de l’emprise de leur enfance. Mais aujourd’hui, en tant qu’adultes, il n’y a aucune raison qu’il continue à en être ainsi. Contrairement à l’enfant qui grandit sans « témoin secourable », les adultes que nous sommes ont d’autres choix possibles, et autrement plus sains, que le déni. Nous pouvons nous décider pour la connaissance, pour la conscience, et ne pas nous laisser uniquement mener par le savoir émotionnel inconscient inscrit dans notre corps, qui nous maintient lui dans la peur de la vérité. Même si nous sommes pris d’un mouvement de recul à l’idée que notre mémoire corporelle et émotionnelle puisse être active indépendamment de la conscience, d’une part parce qu’il s’agit là de données nouvelles et encore peu répandues, mais avant tout parce que ses mécanismes sont rebelles à toute tentative de prise de contrôle, c’est justement la prise en compte de ces phénomènes qui peut nous permettre de mieux les contrôler et de mieux nous protéger de leurs effets. Une mère dont la main « part »contre sa volonté ne sait en général pas qu’elle ne frappe son enfant que parce qu’elle y est poussée par son corps et les souvenirs qui y sont inscrits (la main des mères qui n’ont pas été frappées ne « part » en règle générale pas). Cependant, si elle le sait, elle pourra mieux gérer la situation, elle pourra mieux se contrôler et épargner du chagrin à son enfant comme à elle-même.
Avec tout ce que nous savons aujourd’hui, d’autres solutions sont à notre portée, et nous pourrions progressivement nous dégager des conceptions traditionnelles : la vengeance, le châtiment, les représailles (avec derrière elles la faiblesse, l’ignorance et la peur). Si nous en restons prisonniers, nous ne pouvons rien apprendre des faits qui n’arrêtent pas de se présenter à nous. Comment expliquer qu’en 2000 ans aucun dignitaire de l’Eglise n’ait jamais calqué sa conduite sur celle de Jésus ? Et que l’Eglise n’ait jamais pris position contre les châtiments corporels infligés aux petits enfants ? Et plus encore, que si l’on prêche et accorde miséricorde, tolérance et pardon aux adultes, on les refuse aussi expressément aux enfants ? Et que ce sont donc des écoles chrétiennes d’Afrique qui organisent la protestation quand le gouvernement de la république des Comores veut interdire les châtiments corporels dans les écoles ? Dans leur pétition, il est dit que punir les élèves fait partie des devoirs religieux. Tout ceci ne peut pas s’expliquer autrement que par le fait que les adultes que l’on voit là à l’œuvre s’inscrivent dans la tradition du pouvoir, des châtiments et de la vengeance contre des humiliations niées qu’ils transmettent sans en avoir conscience à la génération suivante.
Si la Bible et le Coran avaient expressément interdit que l’on frappe les enfants, nous pourrions regarder l’avenir avec plus d’espoir. Malheureusement, les plus hautes autorités religieuses refusent pourtant résolument que leur conscience s’ouvre aux connaissances nouvelles et d’une importance vitale sur les risques qu’encourt le cerveau d’un enfant battu. Ils ne pensent pas le moins du monde à s’engager pour que les enfants soient traités avec respect, et donc pour l’avenir de l’humanité, parce que tous, comme des enfants complètement dominés par leur peur, et comme autrefois Martin Luther, Calvin et aussi de nombreux philosophes, ils veillent avant tout à préserver et à honorer l’image immaculée de leur propre mère. C’est l’image idéalisée de la mère, censée avoir fait tout ce qu’il faut alors qu’elle corrigeait impitoyablement ses enfants. Les mêmes qui parlent de l’amour avec de belles phrases refusent de voir comment s’opère dès l’enfance la destruction de la faculté d’aimer.
P 71 à 83 de son dernier livre "Ta vie
sauvée, enfin"
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Sur le hacking - A lire si texte invisible
Le projet sioniste...si bien décrit par Primo Lévi !
Sur la prétendue légitimité d'Israël
Si l'accusation d'antisémitisme était pertinente, il y aurait tout lieu de se demander pourquoi les blogs opposés au sionisme se font hacker. Il y a là une
nouvelle preuve des mensonges à répétition. Je ne peux quasiment pas faire un texte sans voir changer le formatage, avoir du mal à sélectionner, voir le texte disparaître, ne pas pouvoir utiliser
une fonction standard. Tout cela signe une immaturité grave, permise par les
élus qui ne s'opposent en aucune façon à ce que les systèmes d'exploitation vendus d'office avec les machines soient poreux. C'est un choix. Il est techniquement possible
d'avoir des machines inviolables, et c'est connu depuis dix ans. Le fait est que ce n'est pas appliqué, et que le hacking est là comme un révélateur de la quantité de choses qu'Israël a à cacher,
et des mensonges pathologiques sur lesquels cet état est fondé. A titre d'illustration de ce qu'on est censé taire :
1- les chantages exercés pour obtenir des votes à l'ONU en 1947 :