Qui n'a pas mesuré l'aubaine que représente la vaccination pour les laboratoires ? Seul ennui, l'AMM dont on sait qu'elle
s'obtient -en théorie- après des années de recherche, et une procédure de validation dûment encadrée. No problem. Ou plutôt pourrait-on dire, tout problème a sa solution, dès lors que le marché
est juteux. Ainsi en est-il du vaccin universel qui défie l'entendement, si l'on écoute attentivement les propos du Docteur Girard concernant l'importance des phases préalables à la mise sur le
marché.
Par Michal Feuierstein
Rubrique: Pharmacie
Publié le 9 septembre 2009 à 07:38
BiondVax a obtenu l’accord du Ministère israélien de la Santé pour de nouveaux essais cliniques pour son vaccin antigrippal universel. 60 personnes participeront finalement à la phase I / II des essais cliniques, ce qui correspond à une extension des tests en cours (24 personnes). Le vaccin est conçu pour offrir une protection générale contre toutes les grippes, contrairement aux méthodes traditionnelles qui traitent les souches spécifiques de la maladie.
Les vaccins contre la grippe ont le vent en poupe ces derniers temps, l’entreprise de Ness Tsiona a vu son action augmenter de 1100% au cours des cinq derniers mois.
BiondVax a communiqué récemment sur l’efficacité possible de son vaccin contre la grippe A (H1N1).
Lors de tests sur animaux, des anticorps spécifiques du virus H1N1 ont été trouvés dans un groupe de rats chez lesquels avait été injecté le vaccin de l’entreprise contre la grippe alors que les
rats du groupe témoin n’ont pas créé d’anticorps spécifiques.
Pour rappel, BiondVax souhaite proposer un vaccin pouvant triompher d’une mutation du virus de la grippe, valable pour une durée de cinq ans et assurant une protection de l’ordre de 95%.
A l’heure actuelle, la plupart des vaccins anti-grippaux sont élaborés à partir de trois souches virales, identifiées chaque année par les organisations mondiales de la santé et ont une efficacité limitée de l’ordre de 30 à 50%.
« Alors que la plupart des intervenants du marché s’inscrivent dans une logique de pari sur une saison, BiondVax a emprunté une piste radicalement différente, visant à identifier les composantes communes à tous les vaccins de la grippe », expliquait Rami Epstein, l’un des trois fondateurs de la société.—
M.F
Source
Il faut dire qu'ils ont été prévoyants. L'idée n'a pas surgi à l'occasion de la pandémie. Ainsi, le projet est-il de faire un vaccin dont le rappel se ferait tous les cinq ans.
Publié le 06/03/2008 N°1851 Le Point
Spécial Israël
Danièle Kriegel (à Jérusalem)
Le vaccin universel contre la grippe aviaire sera israélien. Ron Babecoff en est persuadé. Fondateur et président en
exercice de BiondVax, une start-up en biotechnologies située dans un parc scientifique près de Tel-Aviv, il explique : « Si les essais cliniques sur l'homme sont concluants, notre vaccin
permettra de surmonter toute mutation du virus de la grippe et offrira une haute protection des hommes, le tout avec une seule injection tous les cinq ans. » Ce sera une véritable
révolution.
A l'origine de cette nouvelle piste, une immunologiste israélienne, le professeur Ruth Arnon. Elle a eu l'idée d'orienter ses recherches sur une protéine, l'hémagglutinine, localisée à la surface du virus de la grippe, et découvert que cette protéine cachait un peptide qui n'apparaît que lorsque le virus s'attache à une cellule vivante et reste identique d'une souche à une autre, même si l'enveloppe externe du virus subit d'importants changements. Après quinze ans de travail, le professeur Arnon et son équipe sont parvenus à prouver que ce peptide pouvait entrer dans la composition d'un sérum pour un vaccin. Et c'est à ce stade de la recherche que sa route a croisé celle du docteur Ron Babecoff. Vétérinaire, employé pendant des années dans l'industrie pharmaceutique, il change de profession à 35 ans, crée une entreprise de graphisme spécialisée dans l'impression digitale et part à la recherche de projets. Au début des années 2000, renouant avec son passé de scientifique, il s'est tourné vers l'institut Weizmann, à Rehovot, près de Tel-Aviv, et son énorme réservoir de chercheurs talentueux dont les tiroirs regorgeaient de projets. La haute technologie était à un tournant et devenait le principal moteur de l'économie israélienne.
Fin 2003, Ron Babecoff se jette à l'eau et crée BiondVax. Avec plusieurs atouts dans sa manche : un accord de licence avec l'institut Weizmann et la notoriété du professeur Ruth Arnon, devenue conseillère scientifique de la société. Il est aidé par Coronis , une société de conseil en biotechnologies dont le patron, Gilles Darmon, tout juste trentenaire, est venu, quelques années auparavant, son diplôme de gestion en poche, s'installer en Israël. Les investisseurs sont vite convaincus de l'avenir du produit. Lors d'une première levée de fonds, BiondVax récolte 4,5 millions de dollars, auxquels il faut ajouter une subvention des pouvoirs publics de 1 million de dollars. L'entreprise est entrée à la Bourse de Tel-Aviv, où elle est cotée.
Cette trajectoire effectuée à la vitesse du son reflète ce qui se passe en Israël en matière de hautes technologies. En un temps record-entre un et trois ans-, une start-up est formée autour d'une idée, devient une entreprise et trouve sans problème des financements sur les marchés boursiers. En France, ce processus dure entre six et dix ans. Compte tenu des liens existant en Israël entre recherche fondamentale et recherche appliquée, aucun projet intéressant ne dort au fond d'un tiroir. Parallèlement à BiondVax, Ron Babecoff a fondé une nouvelle société avec un copain qui a repris d'un institut scientifique de l'université de Tel-Aviv une idée concernant, cette fois, une nouvelle application des statines, le fameux médicament anticholestérol. Cette molécule pourrait guérir l'acné.
Mais des nuages viennent assombrir le ciel de la haute technologie israélienne. De dangereux concurrents pointent à l'horizon. Les pays émergents, la Chine, l'Inde ou le Brésil, se lancent sur les marchés. Pour maintenir son taux de croissance annuel au niveau actuel-entre 5 et 6 %-, Israël doit donc conserver son avantage compétitif. Pour ce faire, une seule solution : aller de l'avant, pousser toujours plus loin l'innovation en investissant des domaines de technologies plus complexes comme la biotechnologie ou les supports de télécommunications, voire les nanotechnologies.
5% de croissance. Pour l'instant, tout semble aller bien puisque, avec ces quelque 800 starts-up spécialisées dans la biotechnologie ou les équipements médicaux, les Israéliens ont encore une confortable avance. D'autant plus qu'Israël reste, malgré le conflit, une place très attractive en termes de capitaux étrangers : en 2007, la somme totale de ces investissements se monte à un peu plus de 1 milliard de dollars (selon IVC Research Center), soit quasiment deux fois plus qu'en France. Et sur ce point Ron Babecoff et Gilles Darmon sont d'accord : « Aujourd'hui, les décideurs économiques locaux et les investisseurs étrangers ne voient plus la situation sécuritaire comme un obstacle à la stabilité de l'économie israélienne. Prenez la seconde guerre du Liban. Pendant tout l'été 2006, les experts du ministère des Finances ont été plus qu'alarmistes en expliquant que le budget de l'Etat allait exploser et que la croissance allait s'effondrer. Six mois après, les mêmes experts reconnaissaient que la guerre n'avait eu pratiquement aucun effet négatif sur la croissance, qui continuait à avoisiner 5 %. »
Mais cette bonne tenue du secteur de l'innovation tient aussi à l'évolution structurelle de ces nouvelles industries. « Vous savez , explique encore Gilles Darmon, ici, en Israël, on est le premier maillon de la chaîne. On développe le concept, on le valide, on apporte les premières preuves de sa faisabilité et ensuite on passe le bébé à des grosses compagnies françaises ou américaines-en l'occurrence, quand on parle de biotechnologies, aux grands comme Sanofi, Pfizer ou Novartis-qui, elles, sont capables de développer le produit avec une approche globale. Et, du côté des investisseurs, cet état de chose fait qu'ils ont compris qu'on peut prendre des technologies made in Israel et construire les usines de production ailleurs. Même chose dans les télécommunications et pour Internet. »
Mais, au-delà de la problématique des pays émergents, il y a d'autres sujets d'inquiétude : à commencer par la crise du système éducatif israélien. Très performant dans les années 70, il subit aujourd'hui une vraie dégradation, avec des enseignants sous-payés et une privatisation rampante ou avérée pour les meilleurs collèges et lycées, ce qui exclut d'emblée les enfants, même doués, des familles à faibles revenus. Sans parler des universités et des collèges d'enseignement supérieur, tous payants et sans véritable système de bourses. Certains évoquent aussi une fuite des cerveaux qui aurait pris des proportions alarmantes. Mais, pour Gilles Darmon comme pour Ron Babecoff, il faut se rendre à l'évidence : « En ce début de XXIe siècle, les cerveaux n'ont plus de frontières. Tout le monde bouge et il y a Internet. C'est ça aussi, le village global. »
Des chiffres record
-3 361 entreprises de haute technologie opèrent en Israël, soit une pour moins de 2 000 habitants.
-46 % des exportations israéliennes sont des exportations high-tech.
-Israël compte la plus forte proportion d'ingénieurs au monde : il y en a 140 pour 100 000 habitants, deux fois plus qu'aux Etats-Unis et quatre fois plus qu'en France.
-Selon l'Israel Venture Capital (IVC) Research Center, les capitaux levés par 462 compagnies high-tech se montent à 1,759 milliard de dollars (en 2007) ; une somme record pour ces six dernières années et une augmentation de 8,5 % par rapport à 2006.
-Les technologies de la communication s'octroient la plus grosse part du gâteau, avec 21 %, suivies par les sciences de la vie (20 %), les logiciels, Internet, les semi-conducteurs et les « cleantechs » .
-La recherche et développement absorbe en Israël 4,5 % du PNB, contre 2,2 % en France.
J'ai commencé un deuxième blog, et dès le départ, j'y expérimente la même chose que dans celui-ci, qui est d'une bassesse et d'une lâcheté sans nom. Tout le monde sait maintenant que la moindre critique des actes d'Israël implique de se faire traiter d'antisémite. C'est classique, basique, on connaît tous ce que décrit si bien Shulamit Aloni, ancienne Ministre Israélienne :
Si l'accusation d'antisémitisme était pertinente, il y aurait tout lieu de se demander pourquoi les blogs opposés au sionisme se font hacker. Il y a là une
nouvelle preuve des mensonges à répétition. Je ne peux quasiment pas faire un texte sans voir changer le formatage, avoir du mal à sélectionner, voir le texte disparaître, ne pas pouvoir utiliser
une fonction standard. Tout cela signe une immaturité grave, permise par les
élus qui ne s'opposent en aucune façon à ce que les systèmes d'exploitation vendus d'office avec les machines soient poreux. C'est un choix. Il est techniquement possible
d'avoir des machines inviolables, et c'est connu depuis dix ans. Le fait est que ce n'est pas appliqué, et que le hacking est là comme un révélateur de la quantité de choses qu'Israël a à cacher,
et des mensonges pathologiques sur lesquels cet état est fondé. A titre d'illustration de ce qu'on est censé taire :
1- les chantages exercés pour obtenir des votes à l'ONU en 1947 :