Une lettre que je choisis de relayer parce que je trouve que quand la limite de l'acceptable est passée -et en matière de désinformation on a avec la grippe A un cas d'école assez consternant- chacun doit se mobiliser.
Je l'ai trouvée sur le site du Docteur Marc Girard, et mon souhait est que l'esprit critique et l'implication qu'il manifeste se développe.
L'image choisie reflète à mes yeux la façon dont maintenant, déplaçant le lieu de la responsabilité, on assiste à un harcèlement diffus des professionnels de santé qui devraient être responsables...et donc servir de vecteurs aux escroqueries que l'on nous sert parce que vendre à grand renfort de communication un vaccin contre une grippe bénigne, sachant que l'OMS indiquait début août qu'Une véritable réaction indésirable, dont le vaccin est directement responsable, peut aussi arriver, mais il est impossible de la prévoir », on peut difficilement faire plus inconséquent.
Voici la lettre adressée à Serge Halimi :
Objet : Psychose de la grippe
Monsieur le Directeur,
(…) la situation avec la grippe « porcine » se signale par une discordance nette et bienvenue entre le discours des autorités et le scepticisme majoritaire des citoyens. Quand le Monde Diplomatique du mois de septembre 2009 déplore à juste titre le « découragement populaire » devant l’assujettissement du politique aux forces de l’argent, une situation de décalage aussi aigu fait d’autant plus espérer un sursaut de conscience démocratique qu’elle se présente juste au décours d’une crise économique majeure laquelle, à sa façon, a elle aussi marqué le divorce entre l’aveuglement du discours dominant (…) et la perception douloureuse d’une majorité citoyenne (…)
Ce propos introduit mon livre à paraître et qui vise à faire de la « grippe porcine » un exemple parmi d’autres d’une crise démocratique infiniment plus significative. C’est dire, par contraste, ma consternation de trouver, juste à côté de votre tribune, un article atterrant sur la grippe (Psychose de la grippe, miroir des sociétés), où l’arrogance le dispute à l’incompétence et qui se solde par la consolidation objective d’un alarmisme d’autant plus révoltant qu’il ne repose sur aucune donnée sérieuse : faut-il rappeler que les autorités sanitaires françaises, après avoir envoyé les pompiers kidnapper tous les enrhumés, en sont à chipoter sur quelques centaines de cas pour proclamer le franchissement du « seuil épidémique » quand elles n’ont pas craint de se ridiculiser juste avant sur une discordance de 15 000 cas par semaine entre les diverses sources de sa veille sanitaire (Le Figaro.fr, 08/09/09)… Succédant à la canicule de 2003 où les erreurs des autorités sanitaires étaient du même ordre de grandeur, voilà justement le type de discordance qui, n’en déplaise à Duclos, justifie un minimum de « droit au doute » chez tout titulaire d’un certificat d’étude (ou équivalent)…
Quand la manipulation des masses en est à ce degré, on attend du Diplo quelque chose de plus rigoureux qu’un article citant autoritairement comme « spécialistes dignes de confiance » d’autres boutefeux qui ne rougissent pas de brandir le précédent grotesque de 1918, ont le triste privilège de s’être déjà ridiculisés par leur alarmisme sur la grippe aviaire (BMJ 2005 ; 331 : 981), et dont la crédibilité est de toute façon entamée par leur mépris constant des principes fondamentaux qui requièrent la transparence dans la gestion de leurs conflits d’intérêts. Puis-je, là encore, rappeler ce fait aisément documentable qu’utiliser le précédent de la grippe aviaire comme critère rétrospectif de crédibilité n’est pas le privilège du recul historique : dès 2004, j’adressais à ce sujet une lettre ouverte au Directeur Général de l’OMS, restée évidemment sans réponse mais bientôt publiée dans un journal médical américain (AJPS 2005 ; 11:22-3).
Au lieu de voir opposer « la logique du vivant » (la vilaine !) aux « progrès médicaux » (applaudissements sur les bancs de la droite et de la gauche) pour rendre compte des résistances antibiotiques – menace sanitaire autrement plus dommageable que la grippe porcine –, on attend du Diplo une vision plus lucide quant aux causes profondes de ces résistances et à leur impact désastreux en termes tant de santé publique que de souffrance humaine : certes, des pratiques de prescription atterrantes (et qui obéissent à quel déterminisme ?), mais également l’utilisation massive d’antibiotiques dans l’agro-alimentaire à seule fin anabolisante ! L’exposé de cet autre scandale permettrait, du même coup, d’éclairer les citoyens en opposant l’activisme extravagant des autorités sur des menaces évanescentes à sa durable inertie par rapport un problème bien plus grave dont la solution devrait relever d’une élémentaire décision politique à l’échelle européenne – l’interdiction.
Quant à la dénonciation rituelle des sectes antivaccinalistes, qui sert-elle dans sa sélectivité ? Qu’il y ait plein de « tarés » chez les antivaccinalistes (comme me le disait le journaliste M. Cymes au cours d’une récente émission [@rrêt sur images, 04/09/09]), cela n’est guère contestable : mais pourquoi ne pas s’inquiéter réciproquement de l’amateurisme consternant qui prévaut réciproquement chez les fabricants de vaccins ? Qui m’a contredit lorsque j’ai récemment rendu publique l’offre d’un leader du marché proclamant que pour postuler à un emploi de responsable dans le développement vaccinal, une compréhension de l’infectiologie « serait utile, mais pas essentielle » tandis que l’expérience du développement pharmaceutique s’y trouvait, elle, strictement ignorée1 ? Quelle « logique sombre », pour les citoyens, d’être « terrorisés » par une incompétence aussi impunément assumée ?
On n’attend pas enfin du Diplo de voir ravalée (en note – et sans la moindre preuve encore une fois…) à un
simple fantasme de journaliste excité le formidable problème de la transmission du VIH à l’homme, qui permettrait de poser des questions ravageantes certes sur l’OMS, mais bien plus profondément
sur la prévention comme forme éminemment perverse de cette aliénation mortelle que l’on appelle médicalisation – pour ne point parler de celles concernant la désespérante corruption du monde
scientifique et la menace que fait peser sur notre civilisation une communication scientifique désormais soumise à la pression des pires lobbies2.
On attend du Diplo qu’il applique aux questions sanitaires l’exigence critique dont il a fait sa bannière, et qu’il s’abstienne de publier répétitivement sur ces sujets des articles dont les
erreurs ou approximations dénotent trop clairement la superficialité (Big Pharma ou la corruption ordinaire, oct. 2003).
On attend, plus encore, du Diplo qu’il fasse preuve d’un minimum de conscientisation politique par rapport
aux problèmes de santé, et qu’il évite de se faire le porte-parole complaisant de toutes les aliénations inhérentes. A un correspondant qui me signalait l’article de M. Winckler (Médecins sous
influence, jan. 2004) en me demandant si la situation était « aussi grave que le prétendait l’auteur », je n’ai pu faire autrement que de répondre : « elle est pire – et il en fait partie
»…
Espérant contribuer à la réflexion de votre précieux journal, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma profonde considération.
1 Girard M. Vacciner ou pas ? http://www.rolandsimion.org/spip.php?article47
2 Girard M. Affaires de santé publique : quel(s) scandale(s) ?
http://www.rolandsimion.org/spip.php?article34
NB (Art. L.4113-13 du Code de la santé publique) : le Dr Girard est consultant pour l’industrie pharmaceutique et compte parmi ses clients (ou ex-clients…) diverses firmes ayant un intérêt direct dans l’actuelle alerte grippale.
http://www.rolandsimion.org/IMG/pdf/Le_Diplo_090921.pdf
Post-scriptum
La presse hollandaise du 29/09/09 se fait l’écho d’un débat probable entre le Parlement et le Ministère de la santé à propos d’A. Osterhaus qui officie comme expert auprès des autorités alors qu’il aurait dissimulé ses intérêts chez un fabricant de vaccin contre la grippe. Rappelons que nommément visé dans mon courrier ci-joint notamment pour son alarmisme passé (grippe aviaire) et ses liens notoires avec le fabricant du Tamiflu dont il recommandait néanmoins l’achat massif par les autorités, ce virologue néerlandais était cité dans l’article du Diplo parmi les "spécialistes dignes de confiance". Le Monde diplomatique a la confiance trop facile dès qu’il s’agit d’affaires sanitaires...
Dans un plaidoyer justifié en l’honneur de son journal, paru dans le numéro d’octobre 2009, Serge Halimi soutient que ses journalistes "ne font pas de ménages pour l’industrie pharmaceutique". Des articles tels que celui que je critique dans ma lettre ouverte (qui, avec une insolente arrogance, assimile les critiques de l’alarmisme ambiant à des imbéciles contraints par "l’obligation d’être terrorisé(s)") fait autant les affaires actuelles de l’industrie pharmaceutique que ceux du Figaro, du Parisien, du Monde ou... du Quotidien du médecin. Il illustre une thèse longuement développée dans mon livre à paraître à partir du 12/10/09 (Alertes grippales : comprendre et choisir), à savoir que l’incompétence menace l’indépendance tout autant que les liens financiers - et même peut-être plus, car elle resplendit de sa bonne conscience (sur le même sujet, cf. aussi Les mutuelles)...
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Sur le hacking - A lire si texte invisible
Le projet sioniste...si bien décrit par Primo Lévi !
Sur la prétendue légitimité d'Israël
Si l'accusation d'antisémitisme était pertinente, il y aurait tout lieu de se demander pourquoi les blogs opposés au sionisme se font hacker. Il y a là une
nouvelle preuve des mensonges à répétition. Je ne peux quasiment pas faire un texte sans voir changer le formatage, avoir du mal à sélectionner, voir le texte disparaître, ne pas pouvoir utiliser
une fonction standard. Tout cela signe une immaturité grave, permise par les
élus qui ne s'opposent en aucune façon à ce que les systèmes d'exploitation vendus d'office avec les machines soient poreux. C'est un choix. Il est techniquement possible
d'avoir des machines inviolables, et c'est connu depuis dix ans. Le fait est que ce n'est pas appliqué, et que le hacking est là comme un révélateur de la quantité de choses qu'Israël a à cacher,
et des mensonges pathologiques sur lesquels cet état est fondé. A titre d'illustration de ce qu'on est censé taire :
1- les chantages exercés pour obtenir des votes à l'ONU en 1947 :